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[PHOTOS] Iron Maiden enflamme le Centre Vidéotron

Le chanteur Bruce Dickinson fête son 61e anniversaire à Québec

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Un avion de chasse, des attaques aériennes, des explosions, des jets de flammes et des combats à l’épée, Iron Maiden a offert un bombardement visuel et sonore solide et intense dans un Centre Vidéotron bien rempli.  

Un bombardement visuel avec une de leurs plus grosses productions de leur histoire et un bombardement musical avec un survol bien ciselé à travers toutes les époques de la formation britannique. 

Photo Simon Clark

Maiden a débuté en force avec trois très grosses pièces de leur répertoire. Aces High, avec une réplique d’un chasseur Spitfire virevoltant au-dessus des musiciens, l’excellente Where Eagles Dare et 2 Minutes to Midnight. Trois titres aux thématiques guerrières.  

La foule est en feu et elle chante, dès l’arrivée du premier refrain d’Aces High, avec force et précision. C’est senti. Et ce fut comme ça à plusieurs moments de la soirée.  

Photo Simon Clark

Dave Murray attaque le premier solo durant Aces High et Adrian Smith saisit la balle au bond et réplique. Fidèle à son habitude, Janick Gers porte un chandail d’Iron Maiden et tournoie sur lui-même et Steve Harris, en pantalon court, déploie comme toujours son énergie contagieuse. Lui, il tripe à fond. Le batteur Nicko McBrain, un peu isolé derrière sa batterie, est à peine visible, mais il martèle ses fûts.  

Coquin  

Bruce Dickinson avait 23 ans lorsqu’il a mis les pieds pour la première fois à Québec, en juin 1982, lors de la tournée Number of the Beast. Hier, c’était jour d’anniversaire pour lui.  

Photo Simon Clark

«J’ai 61 ans, je crois, mais je préfère le chiffre 69 pour d’autres raisons», a lancé le coquin screamer en français, après l’explosive 2 Minutes to Midnight.  

Les «Bonsoir les Québécois, et les scream for me Québec» étaient, bien sûr, de mise.  

Photo Simon Clark

Un spectateur, ou une spectatrice lui a remis un chapeau représentant un gâteau de fête, qu’il a mis sur sa tête, durant l’excellente version de The Clansman que la formation n’avait pas jouée depuis un bon bout de temps.  

Le chanteur a demandé s’il y avait des Américains dans la foule. Le tout a suscité un vent de réactions négatives et Dickinson a demandé aux gens de faire attention et de ne pas mettre un K à la place du C, lorsqu’ils tapent le mot Clansman sur les réseaux sociaux.  

Photo Simon Clark

Après avoir interprété Revelations dans un décor de cathédrale, Iron Maiden a poursuivi avec une puissante interprétation de For the Greater Good of God de l’album A Matter of Life and Death.  

Les Britanniques ont ralenti le rythme un peu et ont offert une belle séquence théâtrale, sous des éclairages rouges, avec Sign of the Cross, avant d’entamer la fin de parcours de leur prestation avec Flight ot Icarus, où Dickinson, particulièrement en voix, manipule un lance-flamme.  

Photo Simon Clark

Avec The Number of the Beast, Iron Maiden et la présence du démoniaque Eddie, The Evil That Men Do, Hallowed By Thy Name, où le fêté en a arraché un peu et Run to the Hills, pour conclure le tout, tout le monde est reparti comblé. Encore une fois.  

Et à la toute fin, avant que les gens quittent le Centre Vidéotron, le batteur Nicko McBrain a demandé à la foule de chanter bonne fête à Bruce Dickinson. Ce qu’elle a fait à pleins poumons.  

Photo Simon Clark

Le fils de Steve

En ouverture de soirée, la formation londonienne The Raven Age, avec George Harris à la guitare, fils du bassiste d’Iron Maiden, a fait une belle impression.  

Le quintette qui joue dans les sonorités metalcore est une sorte de Papa Roach en plus heavy et plus «speed».  

Photo Simon Clark

Avec le support de «papa» Steve, The Raven Age bénéficie d’une chance inespérée de pouvoir se produire devant d’aussi grosses foules. Le reste, toutefois, leur appartient.  

On n’a jamais fait référence à ce lien parental tout au long des cinquante minutes de leur prestation.  

Photo Simon Clark

La formation a offert quelques bons moments, avec Promised Land et The Day the World Stood Still, mais elle n’a pas ce petit quelque chose qui pourrait lui permettre de sortir du lot et de se démarquer.  

Le quintette a même fait un petit clin d’œil à Québec lors de l’interprétation de la pièce Fleur de Lis de l’album Conspiracy.  

The Raven Age a obtenu une belle réaction du public. Un passage, toutefois, qui risque d’être vite oublié.