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Fuite de données à Revenu Québec: le couple arrêté dépassé par les événements

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Le couple soupçonné d’être lié à la fuite de renseignements personnels d’employés de Revenu Québec semblait carrément dépassé par les événements après qu’une horde d’enquêteurs eut investi leur résidence de Québec, tôt hier matin.  

Croisée à la porte de son domicile en après-midi, Sandra Fajardo a confirmé qu’elle travaillait à l’agence gouvernementale. 

Visiblement ébranlée, elle n’a toutefois pas voulu émettre de commentaire, laissant planer la possibilité qu’il puisse s’agir «d’une erreur». 

Son conjoint, qui s’est également présenté sur les lieux quelques minutes plus tard, avouait ne pouvoir s’expliquer la situation. 

«Je ne travaille pas chez Revenu Québec. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je suis en train de vérifier auprès de mon épouse», a souligné Nestor Raul Rocha Medrano. 

Des heures de perquisitions

Dès 7h mercredi matin, des véhicules de la Sûreté du Québec étaient déjà visibles à proximité de l’immeuble à condos où loge le couple, qui avait été interpellé pour un interrogatoire, ont indiqué des voisins. 

La maison du couple, qui a été perquisitionnée.
Photo Jean-Michel Genois
La maison du couple, qui a été perquisitionnée.

«Les policiers sont entrés dans le domicile avec des valises. Cela a duré plusieurs heures. Il y avait plusieurs policiers et des enquêteurs sur place», ont-ils raconté, soulignant que la perquisition des forces de l’ordre avait duré jusqu’en après-midi. 

Une autre dame du quartier a dit avoir vu une personne venir chercher les enfants vers 8 h. 

Elle affirme avoir demandé au couple les raisons de cette intervention et la réponse aurait été en raison «des problèmes avec l’immigration». 

Conséquences

Si l’enquête ne démontre pas à terme d’intentions malicieuses de l’employée suspendue avec salaire, elle pourrait néanmoins faire l’objet de sanctions. 

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«C’est la démarche qui est prévue dans la convention collective. C’est un relevé provisoire. Il reste maintenant l’enquête interne et l’enquête de la Sûreté du Québec. Pour les mesures disciplinaires, il y a une gradation en fonction de l’ampleur du geste. Dans des cas majeurs, cela peut aller jusqu’au congédiement», explique la porte-parole Geneviève Laurier.