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Prison réclamée pour le couple coupable de cruauté animale

Les jeunes avaient caché deux chiens dans le congélateur d’une résidence louée

Williams Heath en mars dernier après avoir reconnu avoir maltraité neuf chiens dans une résidence louée de Magog.
Photo d’archives Williams Heath en mars dernier après avoir reconnu avoir maltraité neuf chiens dans une résidence louée de Magog.

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SHERBROOKE | La Couronne réclame la prison pour un couple dans la vingtaine coupable de cruauté envers les animaux, dont deux chiens morts trouvés dans un congélateur d’une résidence de Magog.

Bianka Lizotte et Williams Heath étaient de retour au palais de justice de Sherbrooke jeudi pour leurs représentations sur sentence. En mars, ils avaient reconnu avoir maltraité neuf chiens qu’ils avaient laissés à eux-mêmes dans une résidence qu’ils louaient sur la rue Stanley à la fin 2017 et au début 2018.

Ils ont également plaidé coupables à des accusations de méfait pour avoir saccagé l’endroit. La femme de 21 ans a reconnu un vol de plus de 5000 $ à l’accommodation Pie X, un dépanneur de Magog où elle travaillait. Pour sa part, son conjoint de 23 ans a plaidé coupable à un non-respect des conditions.

Bianka Lizotte
Photo d’archives
Bianka Lizotte

« On réclame deux ans moins un jour d’emprisonnement ferme pour lui et une peine de détention de 18 mois pour elle », a indiqué au tribunal jeudi la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Émilie Baril-Côté.

L’avocat de la défense, Jean-Marc Bénard, a plutôt proposé des peines d’emprisonnement dans la collectivité. Le juge Conrad Chapdelaine a pris la cause en délibéré en fin de journée.

Plusieurs témoins

Plus tôt, plusieurs témoins se sont succédé à la barre, dont Isabelle Fréchette, propriétaire de la maison où le couple Lizotte et Heath s’est installé en décembre 2017.

Elle a raconté que les jeunes ont quitté l’endroit après quelques semaines, laissant neuf bêtes derrière eux.

Mme Lizotte n’ayant pas reçu le paiement de leur loyer, en plus d’être contactée par les policiers dans le dossier de vol de Lizotte, elle s’est rendue sur place avec les policiers pour rencontrer le couple. Mais ils avaient déjà déserté l’endroit.

« Quand je suis entrée [dans la résidence], les deux [bras] me sont tombés par terre », a mentionné la propriétaire.

Excrément partout

« Il y avait des excréments [de chien] un peu partout dans la maison. Et j’ai découvert les deux chiens qui étaient morts dans le congélateur », a-t-elle raconté, encore dégoûtée par la scène des mois plus tard.

Les revêtements de plancher étaient arrachés et les murs étaient rongés par les chiens affamés. Les dommages ont été évalués à environ 55 000 $.

Lorsque la procureure de la Couronne a demandé à Heath ce qu’il croyait qu’il allait se passer avec les chiens abandonnés, il s’est contenté de dire, l’air confus : « Je ne peux pas répondre [à cette question] ».

Le propriétaire du dépanneur, Éric Murray-Dubois, a aussi pris la parole.

« J’ai été obligé de [retirer] mes REER pour arriver et, pendant un moment, j’ai cru que j’allais fermer », a-t-il dit à propos des vols que commettait Lizotte entre avril 2017 et décembre 2017, dont la somme s’élève à près de 25 000 $.

« J’étais dans un trou noir et je n’étais plus moi-même lorsque j’ai fait ça », a bafouillé la femme lorsque la procureure lui a demandé pourquoi elle volait.


► Le couple sera de retour en cour le 30 août pour la suite des procédures judiciaires.