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Un joyeux trio

La chimie opère entre les comédiens de la pièce Un souper d’adieu

Un souper d’adieu
Photo courtoisie, Émilie Lapointe Anne Casabonne, Marcel Lebœuf et Mario Jean se partagent la vedette de cette pièce humoristique.

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Si la comédie Un souper d’adieu, présentement à l’affiche au Théâtre Hector-Charland, manque quelque peu de subtilité, elle cadre parfaitement bien dans la tradition des théâtres d’été. C’est principalement en raison du superbe trio d’acteurs composé d’Anne Casabonne, Mario Jean et Marcel Lebœuf que la pièce est une belle réussite.

Imaginez que vous manquiez de temps au point de vouloir éliminer certains amis qui accaparent vos moments libres. Pour y remédier, vous organisez des soupers d’adieu pour clore les amitiés qui ne vous intéressent plus. Voilà la prémisse des auteurs français Matthieu­­­ Delaporte et Alexandre de la Patellière, brillamment adaptée pour le Québec par le metteur en scène Bernard Fortin.

Lorsque le rideau se lève, on découvre Pierre et Marie (Mario Jean et Anne Casabonne), ce couple qui est à court de temps et qui choisira sa première victime pour amorcer une série de dîners d’adieu. Leur choix s’arrêtera sur Antoine (Marcel Lebœuf), un homme qui, selon Marie, a une foule de défauts.

Le tapis rouge

Ainsi, Pierre et Marie dérouleront le tapis rouge pour faire plaisir à Antoine. Après tout, un souper d’adieu, c’est quelque chose de spécial. On trinquera avec le meilleur vin, on cuisinera le repas préféré d’Antoine, on fera jouer sa musique favorite, bref, rien n’est trop beau pour faire ses adieux.

Mais évidemment, nous sommes au théâtre et rien ne se passe comme prévu. En commençant par Antoine qui arrivera seul, sa conjointe étant prise au théâtre. Puis une série d’événements viendront mettre du piquant dans cette superbe soirée.

Mario Jean, qui en est à sa deuxième pièce de théâtre, offre un jeu impressionnant. Quant à la pétillante Anne Casabonne, elle excelle dans son jeu et ajoute beaucoup d’effervescence dans cette histoire un peu farfelue.

Quant à Marcel Lebœuf, un habitué des théâtres d’été, que l’on avait vu notamment dans Le Dîner de cons, une pièce à l’humour comparable, il ne sera certainement pas le con de la soirée. Bien au contraire, le comédien, qui maîtrise son jeu, amènera un revirement de situation. Son personnage, qui cumule les thèses et qui aime philosopher, sera suffisamment perspicace pour se rendre compte qu’il fait l’objet d’un dîner d’adieu.

Prêt à tout pour sauver l’amitié, Antoine jouera au fin psychologue allant jusqu’à offrir au couple le fameux jeu de miroir en transposant les rôles faisant ainsi prendre conscience à ses hôtes des défauts des uns et des qualités des autres.

Soulignons également la mise en scène de Bernard Fortin qui est juste et dynamique et la direction d’acteurs franchement impeccable.


► À l’affiche au Théâtre Hector-Charland de L’Assomption jusqu’au 24 août, suivi d’une tournée au Québec