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Le Prénom à La Bordée: une comédie fort efficace

La Bordée réussit son incursion dans le théâtre estival

La comédienne Ariel Charest, entourée de Nicolas Létourneau et Paul Fruteau de Laclos, offre toute une performance dans le rôle d’Élisabeth.
Photo Simon Clark La comédienne Ariel Charest, entourée de Nicolas Létourneau et Paul Fruteau de Laclos, offre toute une performance dans le rôle d’Élisabeth.

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La Bordée ne rate pas son coup avec sa première incursion dans le théâtre d’été. Le Prénom possède toutes les qualités requises. Une prémisse amusante, des rebondissements, une mise en scène réussie et des comédiens qui sont tous très bons.

À l’affiche jusqu’au 31 août dans le théâtre situé rue Saint-Joseph, Le Prénom, produit par la compagnie Dream Team, est une réussite.

Il faut dire que la comédie de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patelière, qui a été adaptée au cinéma, a fait ses preuves.

Le point de départ de la pièce est un prénom. Celui que Vincent et Anna ont choisi pour leur fils qui va bientôt naître. Nous allons taire l’audacieux prénom, afin de ne pas gâcher le plaisir des gens, mais la révélation, faite par Vincent, ne fait pas du tout l’unanimité. Elle sera la source d’une situation conflictuelle qui va se transformer en une immense séance de règlements de compte.

Bien ficelée

La force du Prénom repose sur une histoire très bien ficelée et qui offre des rebondissements totalement hilarants. On rigole énormément.

La pièce, adaptée par Maryse Warda, a été parsemée de références amusantes à la ville de Québec.

Évoluant dans un superbe décor, qui recrée le salon d’un appartement du quartier Montcalm, Maxime Beauregard-Martin, Ariel Charest, Paul Fruteau de Laclos, Nicolas Létourneau et Nathalie Séguin offrent tous de très bonnes performances.

Ariel Charest, dans le rôle d’Élisabeth, qui reçoit les convives avec son conjoint Pierre, est tout simplement excellente. Elle se démarque rapidement par son aplomb et son jeu très physique. Une performance saluée lors de la première.

Assez réaliste durant la première partie du spectacle, le jeu des comédiens devient peut-être un peu trop caricatural après l’entracte.

Cet élément, qui est souvent un incontournable au théâtre d’été, n’est peut-être pas nécessaire, en raison des lignes de texte qui sont déjà très amusantes.

Marie-Josée Bastien et Jonathan Gagnon, qui signent la mise en scène, ont fait du très bon boulot. Il y a du rythme et la remise en contexte, en accéléré et déjantée après la pause, est une excellente idée. Ça bouge et il y a du rythme.

La Bordée réussit, avec Le prénom, son pari de présenter, comme l’a indiqué le directeur artistique Michel Nadeau, une comédie d’été en plein centre-ville.