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Ariane Moffatt au diapason de Fierté Montréal

Ariane Moffatt au diapason de Fierté Montréal
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

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MONTRÉAL | En spectacle pour une première fois au festival Fierté Montréal, l’auteure-compositrice-interprète Ariane Moffatt lancera vendredi soir les festivités au parc des Faubourgs, un mandat qu’elle embrasse avec fougue et assurance.

«Je suis contente. Enfin!, dit d’emblée la chanteuse. Parce que ce n’est pas comme si on n’a pas essayé avant de pouvoir organiser un show dans le cadre de la Fierté. Il y avait vraiment une question de timing, des shows ou des événements qui faisaient que ça ne fonctionnait pas, mais là, ça marche. Et ça marche en moi aussi. »

Si la présence de l’auteure-compositrice-interprète au spectacle d’ouverture s’inscrit dans un contexte professionnel qui le permettait, c’est également sur la base d’une réflexion plus personnelle et intime que l’artiste a voulu se lancer cette année.

«Je suis dans une période de vie où la fierté de mes réalisations en tant que femme, en tant que mère homoparentale est assez à son paroxysme, poursuit Ariane Moffatt. Moi, j’aime faire les choses de façon entière, et là je sens que cette année tout est aligné pour que ça marche bien. Il y a peut-être eu d’autres occasions où j’étais plus hésitante, mais je pense aussi qu’on est dans une période où c’est important de continuer à demander des droits pour toutes les minorités.»

Défendre les minorités

Un spectacle au festival Fierté Montréal, et d’autant plus lorsqu’il s’agit de celui qui en assure l’ouverture, représente un événement qui reste politique à bien des égards. Il y a là une tribune hors de l’ordinaire pour faire valoir les droits des communautés issues de la diversité sexuelle et de genre.

«La situation des familles homoparentales a besoin de représentativité. Le nombre de femmes lesbiennes au Québec dans l’espace public, il en manque encore. C’est mon petit bout à moi», poursuit la chanteuse.

«C’est une occasion condensée d’avoir une représentativité des enjeux LGBTQ et une super opportunité d’apprendre sur toutes ces nominations, ces identités de genre. Le citoyen qui se retrouve dans le confort de sa majorité a un peu le devoir de s’intéresser, d’être curieux, pour avoir plus d’empathie par la suite et Fierté Montréal, ça donne cette occasion-là.»

Un spectacle haut en couleur

Le spectacle de vendredi soir promet donc d’être tout aussi engagé que festif, à l’image des célébrations qui caractérisent traditionnellement le festival.

«C’est un gros show, je me sens particulièrement en résonance avec ce que ça veut dire. Il y a quelque chose de très festif», poursuit Ariane Moffatt.

L’artiste y enchaînera plusieurs de ses succès, au grand bonheur du public présent pour l’occasion.

«Je me suis rendu compte que de jouer pour un événement de la Fierté me donnait une espèce d’émotivité supplémentaire, explique la musicienne. J’y ai goûté, je l’ai vécu, donc on dirait que j’ai hâte de ressentir ça avec le public et de me sentir complètement engagée et impliquée dans cette soirée-là, d’une manière différente de ce que je pourrais ressentir dans d’autres soirées.»

Le spectacle d’ouverture de Fierté Montréal aura lieu vendredi soir à partir de 19 h sur la scène TD du parc des Faubourgs.

Une programmation diversifiée

Alors que plus de 250 activités seront organisées dans le cadre du festival Fierté Montréal, Jean-François Guevremont, directeur de la programmation, nous donne un aperçu de trois spectacles à ne pas manquer.

  • Drag Challenge - Samedi 10 août à 20 h, au parc des Faubourgs

«C’est vraiment du mentorat entre la personnalité publique et une drag de Montréal. Il y a une rencontre, ils choisissent la chanson ensemble. Ensuite la drag va coacher, maquiller, coiffer, habiller la personne, puis chacun leur tour, ils se prêtent au jeu. L’année passée, le gagnant a été George Laraque. C’était très drôle de voir la transformation.»

«Georges Laraque en robe de mariée, ça va être une image que je vais garder longtemps.»

Les personnalités publiques qui ont cette année accepté de se prêter au jeu sont Caroline Néron et Jean-François Breau.

  • Stonewall 50 – Mardi 13 août à 18 h 30, place Émilie-Gamelin

«Cette année, c’est les 50 ans de Stonewall et on a décidé de créer un événement pour l’occasion. Le mouvement des Fiertés a commencé sur des révoltes et des revendications donc on veut ramener ça, laisser la place aux gens, c’est un micro ouvert donc n’importe qui peut venir parler. C’est animé par Barbada parce que les drags ont occupé une place très importante dans la résistance pour l’avancée des droits des LGBTQ.»

Note : Les émeutes de Stonewall renvoient à la nuit du 27 au 28 juin 1969, alors que des personnes queer ont dû se défendre après une descente policière dans le bar Stonewall Inn, à New York. De nombreuses manifestations se sont enchaînées ensuite, sur plusieurs jours, marquant ce que l’on désigne souvent aujourd’hui comme le début de la révolte queer.

  • T-Dance – Dimanche 18 août à 15 h, parc des Faubourgs

«Tout le monde connaît le défilé, mais après ça on invite les gens à venir au parc des Faubourgs pour un T-Dance, c’est une danse à l’heure du thé, une danse à ciel ouvert. Et nous, ce qui est particulier, c’est qu’au moment où le défilé se termine, je pense qu’il y a 250 000 personnes qui y assistent environ, il y en a une grosse partie qui se ramasse dans le village. Donc, c’est vraiment festif ; c’est ce qui clôt la Fierté.»