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La pénurie de main-d’œuvre ne s’apaise pas

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MONTRÉAL | La pénurie de main-d’œuvre dans le secteur privé au Canada s’est maintenue à un niveau record au deuxième trimestre 2019, selon un rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Au total, 429 000 emplois étaient à pourvoir au Canada, dont 116 000 au Québec.

Le taux de postes vacants se situait à 3,2% en moyenne au pays. Le Québec a continué de connaître une pénurie de main-d’œuvre, avec un taux de postes vacants de 3,9%, inchangé par rapport au premier trimestre de l’année.

Avec celui de la Colombie-Britannique, le taux du Québec est le plus élevé au Canada.

C’est le quatrième trimestre de suite où la pénurie se maintient à son niveau record.

«On constate [...] une forte pression sur les entreprises qui ont des postes vacants, pour qu’elles augmentent les salaires. Même si ce taux de postes vacants peut être le signe d’une économie en croissance, nous ne voulons pas que la pénurie de main-d’œuvre devienne un obstacle à la réussite des entreprises», a déclaré Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI, dans un communiqué.

Selon les données de la FCEI, les entreprises ayant au moins un poste vacant prévoient une hausse globale moyenne des salaires de 2,3%, contre 1,5% pour celles qui n’en ont aucun à pourvoir. Les entreprises de moins de cinq employés sont les plus durement touchées par les pénuries de main-d’œuvre, comme en témoigne leur taux de postes vacants de 5,4%.

Pour l’ensemble du Canada, c’est dans le secteur des services personnels que le taux de postes vacants est resté le plus élevé (4,9%). Les secteurs de la construction (4,8%), de la restauration/hébergement (3,7%), de l'agriculture (3,4%), des transports (3,4%), de la gestion des entreprises (3,4%), des services professionnels (3,4%) et des services de la santé (3,4%) font aussi face à un resserrement du marché du travail.

La Colombie-Britannique a connu une augmentation de 0,1% de ses postes vacants, pour atteindre le même taux que Québec (3,9%). Le taux a baissé de 0,1% en Ontario (3,2%) mais demeure au-dessus de la moyenne nationale. Le taux de postes vacants a augmenté au Nouveau-Brunswick (3,1%), au Manitoba (2,6%) et à Terre-Neuve-et-Labrador (2%) mais reste inférieur à la moyenne du pays. Il est resté inchangé en Nouvelle-Écosse (2,3%) et a baissé de 0,1% en Saskatchewan (2,1%) et en Alberta (1,9%).