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L’année de vérité pour Chénard

Après 5 ans d’attente, le nouveau quart-arrière a enfin la chance de se faire valoir

Le quart-arrière Samuel Chénard succédera cette saison à Hugo Richard qui a terminé son parcours universitaire l’automne dernier.
Photo Jean-Francois Desgagnés Le quart-arrière Samuel Chénard succédera cette saison à Hugo Richard qui a terminé son parcours universitaire l’automne dernier.

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La saison de vérité est arrivée pour Samuel Chénard.

Après quatre ans derrière Hugo Richard, le pivot a l’occasion de diriger l’offensive du Rouge et Or de l’Université Laval cette année. « Je me suis préparé tout l’été et j’avais hâte que le camp commence, a raconté Chénard, vendredi, après le premier entraînement. J’ai vécu la même préparation qu’à mes quatre premières années, mais je suis conscient que j’ai une coche de responsabilités de plus avec le départ d’Hugo. »

Bonne progression

Même s’il a vu peu d’action à ses quatre premières campagnes et qu’il a souvent été utilisé dans des situations où le Rouge et Or voguait tranquillement vers la victoire, Chénard estime qu’il a connu une belle progression et qu’il est prêt à assumer son nouveau rôle.

« À ma première année, j’avais plusieurs choses à améliorer, mais j’ai connu une très bonne progression au fil des ans, a raconté le produit du CNDF. Je bouge mieux mes pieds et je lance en mouvement. J’ai aussi amélioré mes lectures. Je prends ce qu’on me donne. Justin (Éthier) et Mathieu (Bertrand) m’ont beaucoup aidé. »

Éthier abonde dans le même sens.

« Au début, c’était clair que Samuel était en compétition pour seconder Hugo, a rappelé le coordonnateur offensif lavallois. S’il connaissait une belle progression, il obtiendrait l’opportunité de diriger notre attaque à sa dernière saison. Ce fut difficile au début, mais c’est devenu clair qu’il avait le caractère pour mener l’offensive. Au cours des deux dernières années, il a beaucoup amélioré son jeu de pieds. Il a tout fait pour mériter l’opportunité qui se présente. »

Qu’est-ce que Chénard croit pouvoir apporter à l’offensive des champions de la Coupe Vanier ? « Je peux apporter du dynamisme, un bon leadership, j’ai une bonne vision et je suis apprécié de mes coéquipiers, a-t-il indiqué. Il n’y a pas de pression parce que j’attends ce moment depuis cinq ans. Je suis prêt et c’est rassurant de pouvoir compter autant d’armes à ma disposition. Ça va être un travail d’équipe. »

Ajustements

Pour la première fois, Chénard pourra utiliser tous les atouts à sa disposition. « Parce qu’on ne voulait pas manquer de respect à l’adversaire, je pensais que Samuel se disait qu’il ne pouvait rien faire quand on l’utilisait, a raconté Éthier. Il a reçu des miettes en embarquant dans des scénarios pas évidents, et ce n’était pas facile, mais c’est maintenant son moment. »

« Sam possède un bon bras, une bonne vision et compréhension et il dirige bien le trafic à la ligne de mêlée, précise Éthier. Il est capable d’apporter les ajustements nécessaires. »

Éthier ajoute du même souffle que Chénard n’aura pas à traîner l’offensive sur ses épaules. « Comme en 2004 après le départ de Mathieu Bertrand quand nous avons gagné la coupe Vanier avec William Leclerc, ça va être un travail d’équipe. Nous avons la ligne offensive la plus expérimentée depuis 2015 alors que nos receveurs et nos porteurs de ballon n’ont rien à envier à ceux des dernières formations. De son côté, Sam ne devra pas essayer de tout faire seul. Il devra bien distribuer le ballon et être patient. »

Trois autres quarts-arrières sont présents au camp. Le pivot de 3e année David Pelletier part avec une longueur d’avance pour le poste de second alors que les recrues Thomas Bolduc et Jean-Philippe Cordero vivent leurs premiers pas sur la scène universitaire.

Déjà un rôle de vétéran à jouer pour Maranda-Bizeau

Samuel Maranda-Bizeau devra assumer un rôle plus important au sein de la ligne défensive cette saison en raison du départ de plusieurs partants.
Photo Jean-Francois Desgagnés
Samuel Maranda-Bizeau devra assumer un rôle plus important au sein de la ligne défensive cette saison en raison du départ de plusieurs partants.

À sa troisième saison seulement, Samuel Maranda-Bizeau est soudainement le vétéran de la ligne défensive du Rouge et Or de l’Université Laval.

Le départ des quatre partants de la dernière édition a bouleversé les cartes. « Je dois assumer un rôle de vétéran plus vite que prévu, mais je suis prêt, a raconté le plaqueur de 285 livres. Je me suis préparé tout l’hiver et je suis prêt à montrer l’exemple aux jeunes. »

« À mes deux premières saisons, de bons vétérans comme Vincent Desjardins et Clément Lebreux m’ont montré le chemin et je suis prêt à poursuivre le produit du CNDF. Mon rôle sera plus important et je devrai offrir une plus grande production, mais je ne me mets pas de pression. Le plus important est de toujours garder la même éthique de travail et d’offrir la meilleure version de moi-même. Si je me mets de la pression, je n’aurai pas de résultats. »

Bon camp en floride

Utilisé comme partant dès sa première saison en raison de l’absence de Lebreux, qui était parti avant de revenir en 2018, Maranda-Bizeau a obtenu quelques départs l’an dernier en raison de blessures, mais il a évolué comme réserviste quand Lebreux était en santé.

« Je n’ai pas connu la progression souhaitée à mes deux premières saisons, a-t-il reconnu. J’étais conscient de la situation et je l’ai réalisé encore plus cet hiver quand j’ai rencontré Glen (Constantin). Je me suis amélioré cet hiver et j’ai connu un bon camp de printemps en Floride. J’ai vu la différence. »

« J’ai amélioré mon premier pas, ce qui est essentiel parce que sinon tu te retrouves une coche en arrière, de poursuivre l’étudiant en enseignement de l’éducation physique et à la santé. Je lis mieux les joueurs de ligne offensive et je sais plus où mettre mes mains. Je fais aussi plus attention aux détails. »

Parmi les autres plaqueurs les plus susceptibles de voir de l’action, on remarque Alexandre Gagnon, qui a vu du terrain l’an dernier, et William Desgagné, une recrue, qui a été élu sur l’équipe d’étoiles en Division 1 avec les Cougars du collège Champlain.

La carrière avant le football pour Charles-Émile Bouchard

Joueur très convoité de la dernière période de recrutement, l’ailier défensif Charles-Émile Bouchard fait une croix sur le football au profit de l’École nationale de police du Québec où il amorcera sa formation dans les prochaines semaines.

Le produit du CNDF s’était engagé auprès du Rouge et Or de l’Université Laval en février dernier. « Mes études comme policier ont toujours été ma priorité et j’ai obtenu une opportunité que je ne pouvais pas refuser, a expliqué Bouchard. J’ai fait mes tests d’entrée à la fin juillet et j’ai obtenu l’opportunité d’y aller plus tôt que prévu. La date à laquelle je vais commencer n’est pas encore déterminée, mais ça va être cet automne et il y aurait eu un conflit avec la saison de football. »

« Le football est une passion, mais c’était là ou jamais pour Nicolet, de poursuivre Bouchard, qui a remporté l’or avec le Canada au Championnat mondial junior 2018 à Mexico. C’était à prendre ou à laisser et j’ai fait un choix de carrière. »

Au moment de son recrutement, Glen Constantin était conscient de la situation.

« On a toujours su que la police était son premier choix, a indiqué le pilote lavallois. C’est rare d’obtenir une telle opportunité aussi rapidement. Il pensait jouer une saison ou deux et nous étions à l’aise avec cette situation. Il a été surpris d’être choisi aussi rapidement. »

Au cours d’un entretien en février, Bouchard nous avait mentionné qu’il pourrait jouer entre une et quatre saisons et que le métier de policier était son plan A.

Départ de Cédric Cotar

En poste depuis deux ans comme entraîneur des secondeurs, Cédric Cotar ne sera pas de retour pour des raisons familiales. Le coordonnateur défensif Marc Fortier prendra la relève avec les secondeurs et, embauché pendant la saison morte, Olivier Turcotte-Létourneau veillera sur les demis défensifs. Il sera secondé par l’ancien demi défensif Gabriel Ouellet.

« Des raisons familiales ont fait en sorte que je demeure en France et que je ne peux plus m’absenter pendant quatre mois, a expliqué Cotar. J’ai eu une énorme chance d’avoir pu le faire pendant deux saisons, surtout avec une victoire de la Coupe Vanier. »