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Vente d’animaux: Jean Rousseau suggère d’imiter Montréal

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Le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, estime que la Ville de Québec devrait forcer les animaleries à s’approvisionner uniquement dans les refuges, comme le fait Montréal.  

«Je pense que c’est une excellente idée. Le défi, c’est qu’à Québec, on part de plus loin», évalue M. Rousseau en entrevue avec Le Journal.  

Citant les commentaires reçus de citoyens, M. Rousseau affirme que l’actuel gestionnaire du refuge municipal, Les Fidèles moustachus, connaît des «déficiences» et qu’il faut donc préalablement «remettre à niveau ce service-là».  

Cette politique aurait pour effet de lutter contre la surpopulation animale. L’an dernier, près de 200 chats en ont été victimes à Québec.  

L’élu de l’opposition au conseil municipal était interrogé sur la démarche de la Ville de Québec pour mettre à jour son règlement sur les animaux domestiques et pour choisir son fournisseur de services de contrôle animalier pour les prochaines années.  

Déjà en vigueur à Montréal  

Depuis le 1er juillet, les animaleries de la métropole n’ont d’autre choix que de vendre des chiens, des chats et des lapins provenant de refuges et ne peuvent plus s’approvisionner auprès d’éleveurs. L’affaire a été portée devant la Cour supérieure par des commerçants, mais ces derniers ont essuyé un premier revers récemment.  

À Québec, certaines animaleries s’approvisionnent déjà, au moins partiellement, auprès des refuges, mais elles n’en ont pas l’obligation. La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec a souvent fait la promotion de cette idée.  

«Je crois qu’on devrait être en mesure de pouvoir offrir ça, mais ça suppose une qualité de service et de suivi qui est importante», dit M. Rousseau.  

Le contrat liant Les Fidèles Moustachus et la Ville de Québec venant à échéance à la fin de l’année, la municipalité a publié un appel d’offres le 5 août pour définir son prochain fournisseur. Après avoir renoncé à ce contrat en 2014, il est attendu que la SPA de Québec fera une proposition à la Ville de Québec.  

Minimiser l’euthanasie  

Jean Rousseau espère que la Ville de Québec saisira l’occasion qui lui est offerte pour redéfinir ses attentes envers l'opérateur du refuge municipal et s’assurer que celui-ci minimise le plus possible le nombre d’animaux euthanasiés.  

Il croit que présentement «on n’est pas du tout dans une philosophie où l’on minimise ce type de service».  

Il suggère que le fournisseur retenu soit dans l’obligation d’embaucher un vétérinaire plutôt que de solliciter des professionnels à l’externe.  

Dans l’appel d’offres de la Ville, on apprend que 9126 animaux (domestiques et sauvages) ont transité par le centre animalier municipal en 2018, dont 81% étaient des chats.  

De ce nombre, 1419 ont dû être euthanasiés, dont un grand nombre pour cause de maladie. 193 chats et un chien l'ont été pour cause de surpopulation animale, selon les chiffres officiels.  

1541 chats, chiens et rongeurs ont été adoptés l’an dernier. La Ville soutient que les 6166 animaux restants sont soit des animaux sauvages ou indésirables remis en liberté dans la nature, soit des animaux domestiques restitués à leur propriétaire.