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Essentiels pour les fermes de l’île d’Orléans

Plusieurs entreprises familiales de l’île d’Orléans peuvent compter sur les employés latinos, dont la ferme François Gosselin.
Photo Jean-François Desgagnés Plusieurs entreprises familiales de l’île d’Orléans peuvent compter sur les employés latinos, dont la ferme François Gosselin.

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Essentiels à l’agriculture québécoise en général, les travailleurs saisonniers étrangers le sont tout autant à l’île d’Orléans.

Selon Stéphanie Desrosiers, de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord, il y aurait entre 800 et 1000 travailleurs étrangers sur les fermes de l’île d’Orléans.

« Ça a commencé il y a environ 20 ans et leur nombre augmente d’année en année en raison de la pénurie de main-d’œuvre », affirme-t-elle.

André Gosselin, de l’entreprise Fraises de l’île d’Orléans, à Saint-Laurent, emploie une centaine de travailleurs étrangers. Une main-d’œuvre à laquelle il fait appel depuis 15 ans.

« La présence de ces travailleurs est essentielle. Pas de travailleurs étrangers, on ne fait pas d’horticulture à l’île d’Orléans », précise l’homme d’affaires.

De 8 à 250

Mexicain d’origine, Marco Ocampo exploite un restaurant à Québec. Il se rend depuis 2002 sur des fermes de l’île d’Orléans pour offrir des produits alimentaires du Mexique aux travailleurs hispanophones.

« Quand j’ai commencé, il y avait des fermes de huit employés. Il y en a maintenant de 200 ou 250 personnes. Je les ai vues grandir », fait-il remarquer.

Processus

« Les producteurs doivent toujours offrir ces emplois aux Québécois d’abord. Une fois que ce processus est fait, ils peuvent appeler de la main-d’œuvre étrangère. Comme la pénurie augmente, le besoin (de travailleurs étrangers) augmente aussi », explique Stéphanie Desrosiers.

L’UPA constate également que la production laitière fait appel de plus en plus aux travailleurs étrangers. Mais ces fermes ont besoin de bras à l’année, et non sur une base saisonnière.

« Ils viennent sur des contrats de 8, 14 ou 24 mois consécutifs, ce qui est le maximum dans le programme de travailleurs étrangers temporaires. Avant de redemander le même travailleur, les producteurs doivent refaire le même processus et offrir l’emploi localement. Dans la production laitière, ce que l’on voit, c’est que les travailleurs s’entrecroisent. L’un va faire une année, un autre vient l’année suivante et ils alternent, ainsi de suite », ajoute-t-elle.