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L’année de Brian Harelimana

L’année de Brian Harelimana
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

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L’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal (UdeM), Danny Maciocia, est persuadé que Brian Harelimana sera son meneur d’hommes en 2019.

Flatté par la confiance de son coach, l’athlète de 23 ans a indiqué que c’est un rôle qu’il compte bien prendre. 

«Je veux être le leader de l’équipe», a dit Harelimana, lors du camp d’entraînement des siens, samedi. «[...] Sur le terrain, je veux être un joueur d’impact, sur qui on peut compter et en qui les entraîneurs ont confiance.» 

Cette confiance, il l’a d’abord gagnée par ses performances sur le terrain. Il faut cependant bien plus qu’être bon sur le terrain pour être un meneur. 

«C’est un gars qui a l’équipe à cœur, et il la place toujours en premier, a exprimé l’entraîneur des secondeurs, Byron Archambault. C’est vraiment quelqu’un qui mène par l’exemple. Quand nous avons besoin qu’il parle où qu’il remette les gars à l’ordre, c’est un rôle qu’il fait à la perfection.» 

«Il croit en ses habilités, mais également en celles de ses coéquipiers. C’est ça, la définition d’un vrai leader», a ajouté celui qui s’occupe aussi des unités spéciales chez les Carabins. 

Un exemple pour les jeunes

Lorsque questionné sur ses responsabilités cette saison, Harelimana a confié que l’une de ses premières pensées a été pour les jeunes joueurs des Carabins. 

«Nous avons une équipe relativement jeune, avec de l’expérience, mais quand même jeune au niveau de l’âge. Je sais que j’ai un gros rôle à jouer comme meneur avec eux», a-t-il dit. 

Ceux qui tentent de se faire une place dans la formation de l’UdeM sont très reconnaissants de l’approche du vétéran. 

«Il est très positif avec nous», a expliqué Michael Brodrique, qui amorcera sa deuxième campagne. «Il a toujours les bons encouragements. Il nous le dit quand nous faisons de bonnes choses sur le terrain, et même quand tu fais une erreur, il t’aide à t’améliorer.» 

«C’est quelqu’un qui ne parle pas beaucoup, mais quand il parle, c’est toujours pertinent. Il prêche par l’exemple sur le terrain, et c’est facile de le suivre», a ajouté Brodrique. 

Si les jeunes joueurs s’inspirent du natif de Laval, l’inverse est aussi vrai. 

«J’adore les jeunes, ils veulent se prouver et ils ont de la hargne. Comme vétéran, ça te pousse encore plus», a dit Harelimana. 

Une année importante

Amorçant son année de repêchage, le meneur des Carabins est bien conscient qu’il se doit d’être dominant s’il veut poursuivre la pratique de son sport au prochain niveau. 

«Je vais jouer mon meilleur football. Il s’agit de ma quatrième saison, et c’est une année où je me dois de performer, a-t-il souligné. 

«Jouer au football professionnel, c’est mon rêve depuis que je suis tout petit.» 

Malgré cela, Harelimana ne veut pas placer la charrue devant les bœufs. 

«Pour le moment, je ne veux pas regarder trop loin dans le futur, a-t-il indiqué. Je veux y aller étape par étape. Une saison de football, ça passe super vite, et avant même que je puisse m’en rendre compte, nous allons être rendus à la Coupe Dunsmore. Je veux profiter de chaque moment, mais ultimement, je veux en faire une carrière.» 

Selon Archambault, son joueur a tous les attributs pour réaliser son rêve. 

«Il est dans la bonne voie pour faire de très belles choses et avoir une belle carrière chez les pros. Nous allons faire tout en notre possible pour qu’il y parvienne», a conclut l’entraîneur des secondeurs.