/travel/usa
Navigation

Ocean House, l’icône de Watch Hill

ÉVA 0810 EST DES É.-U.
Ocean House et Watch Hill 
PHOTO 1
Photos courtoisie, Ocean House

Coup d'oeil sur cet article

Watch Hill, Rhode Island | Certains lieux chargés d’histoire sont réservés à une clientèle d’élite. On rêve de pousser la porte, mais on sait bien que notre portefeuille ne supporterait pas la note. Et si on trouvait le prétexte pour y entrer ? Allez, on se met sur son 36 et on se rend prendre un cocktail sur la terrasse du Ocean House, l’icône de Watch Hill !

Le Ocean House vu de la plage.
Photo courtoisie, Ocean House
Le Ocean House vu de la plage.

Après être passé devant quelques jolies villas aux jardins manucurés, la grande façade victorienne, avec ses porches à colonnes, ses fenêtres à carreaux multiples et ses garnitures architecturales apparaît enfin, perchée sur les hauteurs de Watch Hill, dans le quartier historique de cette petite ville pittoresque qui surplombe la baie de Little Narragansett. Bien difficile de ne pas être impressionné par ce magnifique bâtiment de style victorien que la couleur jaune fait étinceler au soleil.

On a eu beau prendre grand soin à choisir ses vêtements, on se demande quel accueil nous sera réservé. Surtout si l’on n’a pas loué l’une des chambres dont les prix varient entre 400 $ et 10 000 $ par nuit et que l’on n’est là que pour une visite des lieux !

Aucune crainte, en fait l’accueil est aussi ensoleillé que le bâtiment.

On reconnaît bien là la touche personnalisée de la prestigieuse chaîne Relais & Châteaux dont cet établissement est membre.

On aimerait bien passer quelques jours à relaxer dans cet endroit.
Photo courtoisie, Ocean House
On aimerait bien passer quelques jours à relaxer dans cet endroit.

Sauvé de la démolition

Édifié juste après la guerre de Sécession, cet hôtel est le dernier de l’ère victorienne situé au bord de l’eau sur le continent. Non seulement il a vu défiler de nombreuses célébrités, mais il en est une lui-même !

Pendant longtemps, comme il n’était ouvert que trois mois par année pendant la belle saison, on n’avait jamais cru bon y installer le chauffage, la climatisation ou la ventilation.

En 2003, comme sa structure n’était plus conforme aux nouveaux codes du bâtiment et de la sécurité, il a fallu le fermer. En 2005, comme il tombait en ruines, des habitants du quartier, Charles et Deborah Royce, ont investi 146 M$ pour lui rendre son ancienne gloire !

De nombreux éléments architecturaux historiques épargnés au bâtiment d’origine ont été restaurés et réinsérés dans le nouveau bâtiment, notamment le comptoir de réception, la cheminée du hall principal en pierre de plage, la cabine d’ascenseur en chêne décoratif, l’emblématique enseigne, les balustrades en acajou, les luminaires victoriens, sans oublier 5000 artefacts et meubles. Sur les murs, de nombreux tableaux tirés de la collection privée des Royce, une véritable galerie d’art !

On a pris grand soin de poser les 247 fenêtres exactement au même endroit que celles d’autrefois, même si les 159 chambres offertes à cette époque ont fait place à 49 chambres et 18 suites absolument spectaculaires. Si l’on a ajouté différentes sections, comme son Spa OH ! de style Art Déco, on a cependant su recréer l’élégante ambiance de l’époque, allant même jusqu’à orner les oreillers des invités de monogrammes à leur nom.

Surplombant une plage privée face à l’océan, l’hôtel propose une cuisine raffinée dans la salle à manger Coast, mais aussi des terrasses où l’on peut s’offrir un repas léger avec vue sur l’océan pour se donner l’illusion pendant un court moment que l’on fait partie de cette élite.


UNE CÉLÈBRE VOISINE

Le chalet d’été de Taylor Swift
Photo courtoisie
Le chalet d’été de Taylor Swift

Taylor Swift possède la demeure voisine de l’Ocean House. Il s’agit d’une magnifique maison toute blanche, située également au sommet de Watch Hill et qui lui offrirait une vue sur plus de 200 mètres de plage et sur la baie. Il semble qu’elle tienne des fêtes légendaires avec ses célèbres amis dans cette maison qui aurait coûté 17 M$ US.