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Pascal Dufour: «J’ai l’impression d’être en vacances chez nous»

Pascal Dufour: «J’ai l’impression d’être en vacances chez nous»
Photo Agence QMI, Steve Madden

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C’est un véritable havre de paix, où il savoure la vie en pleine nature aux côtés de sa compagne et de leurs deux enfants, qu’a déniché le musicien Pascal Dufour, il y a quelques mois. Cette résidence, située au bord d’un lac, pas très loin de Saint-Sauveur, et surtout le vaste terrain sur lequel elle se trouve ont permis à l’artiste d’entamer en toute quiétude sa 50e année!

Pascal, depuis combien de temps possèdes-tu cette maison?

Depuis avril. Nous étions déjà dans la région, mais pas sur le bord de l’eau. Quand nous avons visité la maison, nous nous sommes assis devant le lac. On a tout de suite su que c’était l’endroit parfait pour nous. C’est une maison qui a un siècle. On a déjà commencé à la mettre à notre goût. 

Il y a aussi le garage que tu veux réaménager...

Oui, c’est l’endroit où les chevaux étaient logés à l’époque où il y avait une érablière sur le terrain. C’est une grande maison qui compte six chambres, et j’utilise l’une d’entre elles comme studio. Par la suite, j’aimerais transformer le garage en studio et y aménager aussi un appartement.

On est loin de l’image du rockeur qui se couche tard et qui fréquente les bars!

Ce train de vie là, je l’ai déjà eu. Mais à un moment donné, tu réalises que c’est vide, et tu passes à autre chose.

J’imagine que le fait que ta compagne est professeure de yoga et naturopathe t’a amené à changer tes habitudes.

C’est le genre de vie que je cherchais et c’est ce qu’elle voulait également. Nous nous sommes retrouvés ici parce que nous voulions nous éloigner de Montréal. Je trouve que c’est une chance pour mes enfants de grandir ici. Ils ont de l’espace pour jouer.

Comment vous êtes-vous rencontrés, Magalie et toi?

Elle était professeure de yoga, et je me suis inscrit à un cours. J’en faisais déjà depuis longtemps et j’aimais ça. Je fais toujours du yoga, et on essaie, Magalie et moi, de faire des week-ends de méditation deux fois par année.

Y a-t-il longtemps que vous êtes ensemble?

Ça fait maintenant 13 ans. On a deux enfants, Léo, sept ans, et Charlie, neuf ans. 

As-tu toujours voulu avoir des enfants?

Oui, mais j’attendais la bonne fille. Et je ne me suis pas trompé! Elle est sportive, et je savais que j’avais besoin de quelqu’un pour me motiver et me faire bouger. 

Qu’est-ce que ç’a changé dans ta vie, d’être papa?

Vraiment tout. Tu te comprends beaucoup mieux et tu vois ce que tu as fait subir à tes parents! Tant que tu n’as pas d’enfants, tu ne sais pas ce que c’est.

Tu as eu 50 ans en avril. As-tu célébré ça de belle façon?

Ma blonde m’a fait toute une surprise. Nous avons des amis qui ont une maison à Cuba, et ils nous ont organisé un séjour à La Havane. Ç’a été un voyage inoubliable. On a découvert l’histoire de la ville, on se promenait en décapotable et on mangeait dans de grands restaurants. J’ai découvert la bouffe cubaine, mais aussi l’architecture et la culture. Magalie va avoir 40 ans cette année, il va falloir que je sois à la hauteur!

Est-ce que ç’a été un choc, pour toi, d’avoir 50 ans?

Quand tu es plus jeune, tu y penses, tu te demandes si tu vas commencer à avoir mal au dos et à ressentir le poids des années, mais je dirais que je suis aujourd’hui plus en forme que je ne l’ai jamais été. Je fais beaucoup de sport. On fait du vélo de montagne en famille, on se baigne dans le lac, et, l’hiver, c’est le ski de fond et le ski alpin. 

Tu fais partie du spectacle American Story Show 2, qui met l’accent sur les années Woodstock...

On est trois chanteurs, avec Rick Hughes et Miriam Baghdassarian, qu’on a découverte à La Voix en 2018, et quatre musiciens sur scène. C’est un spectacle qui peut plaire autant aux plus jeunes qu’aux plus vieux. On y découvre une multitude de faits historiques et, en plus, on a l’approbation du photographe officiel de Woodstock, qui nous a fourni des photos exclusives.

Ça fait quand même un bon moment que tu fais de la musique...

J’ai joué du violon de 3 à 10 ans, puis j’ai eu une guitare et j’ai commencé à écrire des chansons. C’est comme ça que tout a commencé. Ça fait 47 ans! J’ai fait partie des Respectables durant 17 ans, et ça fait maintenant 11 ans que je ne suis plus dans le groupe. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de plaisir à écrire pour d’autres. J’ai notamment écrit avec Yvan Pedneault sa nouvelle chanson Mon ami, mon frère.

On dirait que tu as entamé une nouvelle vie depuis que tu demeures dans ta maison.

C’est rafraîchissant. C’est pour ça que la cinquantaine ne me faisait pas peur. Je suis bien dans ma peau comme jamais. Quand j’étais jeune, à Sainte-Foy, nous n’avions pas de piscine ni de lac, et je rêvais tout le temps à ça. Mon père avait un voilier dans le Maine, et nous y allions souvent l’été; je trouvais ça magnifique! En plus, on s’implique dans le coin. On est trois familles à avoir ouvert une garderie, un petit bistro et un centre santé, qui sont tous situés dans la même bâtisse. Je vis ici depuis le printemps et j’ai vraiment l’impression d’être en vacances. 

American Story Show: Les années Woodstock» est présenté à la Salle J.-Antonio-Thompson à Trois-Rivières jusqu’au 31 août. www.lesanneeswoodstock.com