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Six expositions à voir sur la route cet été

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Peu importe où la route des vacances vous mènera cet été, les musées qui jalonneront votre parcours regorgent d’expositions exclusives, de trésors cachés, d’œuvres inédites des plus grands artistes qu’on ne peut voir nulle part ailleurs. D’Ottawa à Rivière-du-Loup, en passant par Repentigny, voici six expositions incontournables à voir durant la saison estivale.  

La révolution Borduas : espaces et liberté    

Photo courtoisie, Richard-Max Tremblay

Après Baie-Saint-Paul et Sherbrooke, c’est au tour de Rivière-du-Loup de recevoir la première rétrospective consacrée à Paul-Émile Borduas depuis 40 ans. Il s’agit de l’une des rares expositions qui font un tour complet de la carrière du signataire du Refus global, de ses débuts avec Ozias Leduc jusqu’à la fin de sa vie, à Paris. On y retrace toutes les époques de son parcours artistique qui l’ont mené vers l’automatisme, mettant toujours en lumière sa quête de liberté et démontrant l’évolution de ses techniques, de la gouache à la peinture à l’huile.   

Une soixantaine d’œuvres picturales, dont certaines inédites, comme Les facettes éclatantes, jamais exposée, ainsi que des photographies personnelles et des portraits composent l’exposition.  

► Musée du Bas-Saint-Laurent, 300, rue Saint-Pierre, Rivière-du-Loup. Jusqu’au 6 octobre  

Miró à Majorque. Un esprit libre  

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Il y avait 30 ans que des œuvres colorées du célèbre peintre catalan Joan Miró n’avaient pas été exposées au Québec. Tout l’été, le MNBAQ est gardien de plus de 200 peintures, sculptures et œuvres sur papier issues des 28 dernières années de la vie de l’artiste, lorsqu’il était installé sur l’île de Majorque, endroit qui a nourri un style surréaliste qui a marqué l’histoire de l’art.  

► Musée national des beaux-arts du Québec, 179, Grande-Allée Ouest. Jusqu’au 8 septembre  

This Light Never Goes Out – Les dessins engagés de Jim Carrey  

Capture d'écran

Jim Carrey est non seulement un acteur comique émérite, mais un dessinateur engagé drôlement productif depuis l’élection de Donald Trump en 2016. Très critique envers la politique américaine, il partage ses dessins satiriques depuis trois ans à ses 19 millions d’abonnés Twitter. L’exposition This Light Never Goes Out – Les dessins engagés de Jim Carrey rassemble une cinquantaine d’œuvres de l’artiste canadien jusqu’au 1er septembre, dont une grande partie réfère à la présidence de Trump.  

► Centre Phi, 407, rue Saint-Pierre, Montréal. Jusqu’au 1er septembre  

Gauguin. Portraits  

Paul Gauguin Portrait de Madame Roulin, 1888 Saint Louis Art Museum. Fonds octroyé par Mme Mark C. Steinberg (5:1959)

Il s’agit d’une des expositions les plus intéressantes cet été à l’échelle canadienne. Le Musée des beaux-arts du Canada a orchestré la toute première exposition au monde entièrement consacrée aux portraits de Paul Gauguin, un des peintres et sculpteurs français les plus influents du XIXe siècle.   

Cinq années de recherches ont été nécessaires pour rassembler 70 œuvres appartenant à plus de 40 collections publiques et privées à travers le monde, qui sont datées à partir de 1880.   

Sous les pinceaux de Gauguin, la pratique et la fonction traditionnelles du portrait ont été complètement renouvelées. Le peintre a donné un sens nouveau aux portraits, s’intéressant rarement à la position sociale, à la personnalité et au contexte familial de ses modèles.    

Précurseur de l’art moderne, figure de proue du post-impressionnisme, l’influence du peintre, décédé en 1903 à l’âge de 54 ans, s’est reflétée jusque dans les œuvres d’artiste comme Henri Matisse et Picasso.   

Huit chercheurs ont contribué à l’écriture de la première publication consacrée au travail de Gauguin sur ses portraits, qui porte le même titre que l’exposition.   

L’exposition Gauguin. Portraits. est une exclusivité nord-américaine, qui se déplacera en Angleterre, à la National Gallery de Londres, à l’automne. Elle a été inaugurée à la fin du mois de mai, et le MBAC parle d’un « bel engouement » qui se fait sentir.  

► Musée des beaux-arts du Canada, 380, promenade Sussex, Ottawa. Jusqu’au 8 septembre  

René Derouin. Le mur des rapaces – volet 3  

Photo courtoisie, Lucien Lisabelle

René Derouin, un grand de l’art contemporain reconnu pour ses œuvres monumentales, revient à Baie-Saint-Paul avec une exposition qui a été présentée au Mexique, et qui contient des œuvres jamais dévoilées au public québécois. Le peintre-sculpteur, qui souligne entre autres le largage de 19 000 figurines en céramique dans le fleuve il y a 25 ans, y expose Le mur des rapaces, fresque réalisée en 2017 qui s’étend sur 11 mètres et qui aborde quatre thèmes : le train, les rapaces, la migration et le mur.  

► Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, 23, rue Ambroise-Fafard. Jusqu’au 3 novembre  

Roger Taillibert, Volumes et lumière  

Photo courtoisie, Annie Garofano

Le célèbre architecte français à qui on doit le Stade olympique de Montréal expose pour la toute première fois au public les peintures et les dessins qu’il a créés tout au long de sa vie. Roger Taillibert, un créateur hors norme, aura laissé un héritage architectural partout dans le monde, puisque c’est lui qui a imaginé le Khalifa International Stadium de Doha, le plus grand stade qatari, et l’emblématique Parc des Princes de Paris, entre autres. Ses œuvres sur toiles reflètent aussi sa grande passion pour le sport et l’architecture. Un documentaire inédit sur l’homme de 93 ans, réalisé par Alain Stanké, est présenté dans l’exposition.  

► Centre d’art Diane-Dufresne, 11, Allée de la Création, Repentigny. Jusqu’au 29 septembre