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L'Isle-aux-Grues privée de soins: impossible de trouver un remplaçant à l'infirmier en vacances

Le CISSS assure avoir tout essayé à L’Isle-aux-Grues

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Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches affirme avoir tout essayé, mais sans succès, pour trouver un remplaçant temporaire à l’infirmier de L’Isle-aux-Grues parti en vacances.

Le maire de Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues, Pierre Gariépy, s’est dit inquiet, lundi dans les pages du Journal, de n’avoir aucune couverture de soins de santé pour les insulaires jusqu’au 18 août, alors que la saison touristique bat son plein.

Du côté du CISSS, on assure avoir ratissé large pour trouver quelqu’un, mais en vain.

«On a même fait des demandes auprès des agences privées, et cela n’a pas fonctionné. C’est la première fois qu’on voit ça. On a même essayé avec les agences qui couvrent le Grand Nord», a affirmé Nathalie Paré, agente d’information.

Les heures supplémentaires et les heures supplémentaires obligatoires n’ont rien donné dans cette quête pour trouver un remplaçant.

«Le personnel qui remplace doit dormir sur place, ce qui ne facilite pas la recherche», a ajouté Mme Paré.

Pour le CISSS, il n’était pas envisageable de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

«On ne peut pas dégarnir un secteur pour en regarnir un autre. Si nous l’avions fait, nous aurions brimé les soins aux usagers dans les CHSLD et aux urgences. C’est un choix de gestion de maintenir en priorité les services dédiés à la clientèle vulnérable», a-t-elle poursuivi.

Évacuation

Par ailleurs, le CISSS a voulu rassurer la population en affirmant qu’il n’y avait aucune différence de temps pour évacuer un usager, qu’il y ait présence ou non d’un infirmier sur place.

«Les services préhospitaliers ont été avisés de la situation et ils sont prêts à agir en conséquence en cas d’urgence», a dit Mme Paré en invitant les gens à composer le 811 pour obtenir un conseil santé ou le 911 pour les services d’urgence.

Le CISSS affirme que les insulaires n’ont pas à craindre de perdre leur infirmier puisqu’aucune abolition de poste ne figure dans les plans.