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La SAQ maintenant pour la consigne

Elle ne veut toutefois pas gérer les points de dépôt

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La Société des alcools du Québec (SAQ) change de cap et se dit maintenant favorable à l’instauration d’une consigne sur les bouteilles de vin... mais pas question que ses succursales deviennent des points de dépôt.  

« Si l’atteinte de cet objectif [l’amélioration du taux de recyclage du verre] passe par [...] la mise en place d’une consigne sur le verre, la SAQ appuiera l’initiative », a déclaré sa PDG Catherine Dagenais devant la commission parlementaire sur le recyclage du verre qui se déroule cette semaine à Québec.

  • Denis Blaquière, porte-parole de la campagne SAQ-Consigne, était à l’émission Le 6 à 9 de Caroline et Maka sur QUB radio: 

La société d’État s’y était toujours opposée par le passé. Et tout en se disant maintenant favorable, la PDG a surtout insisté sur les nombreux défis que cela représente. 

« Le réseau de la SAQ ne serait pas optimal pour accueillir les points de collecte [...], nos succursales n’auraient pas l’espace », a expliqué Mme Dagenais. Cela représenterait quelque 200 millions de bouteilles par année.

Un rassemblement pro-consigne s’est déroulé lundi, aux abords de l’Assemblée nationale. Le député péquiste Sylvain Gaudreault (à gauche) était notamment de la partie.
Photo Jean-François Desgagnés
Un rassemblement pro-consigne s’est déroulé lundi, aux abords de l’Assemblée nationale. Le député péquiste Sylvain Gaudreault (à gauche) était notamment de la partie.

 

La Société étant locataire de la plupart de ses succursales, elle devrait briser ses baux, ce qui représenterait des coûts très importants. 

La présidente de la SAQ, Catherine Dagenais, qui participe à la commission, a d’ailleurs paru embarrassée lorsque le député libéral Gregory Kelley lui a demandé quels étaient les avantages à la consigne élargie. 

« C’est une très bonne question », a-t-elle répondu après une hésitation. « Je suis ici pour dire, comme société d’État, que la SAQ a un devoir de s’assurer que le verre qu’elle met en circulation est recyclé », a-t-elle expliqué. 

« La cour est pleine » 

En 2018, 72 % du verre généré est envoyé sur les sites d’enfouissement, a d’ailleurs rappelé Sonia Gagné, PDG de Recyc-Québec 

Si la SAQ ne veut pas de ses bouteilles, les épiceries et les dépanneurs n’en veulent pas non plus. « N’en jetez plus, la cour est pleine », dit l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec. Si le gouvernement va tout de même de l’avant, les dépanneurs demandent de faire passer la prime qui leur est versée de deux cents à quatre cents.