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Le «harceleur de la Salle Albert-Rousseau» subit son enquête préliminaire

Moussa Ouattara
Photo de courtoisie, Facebook Moussa Ouattara

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Le harceleur récidiviste d’origine ivoirienne Moussa Ouattara subit son enquête préliminaire, au cours de laquelle sept présumées victimes ont rapporté comment elles avaient été agressées par l’accusé.

Déjà reconnu coupable de harcèlement criminel sur cinq jeunes femmes à la suite de son arrestation à l’été 2018, Moussa Ouattara a été de nouveau arrêté et accusé de harcèlement, mais aussi d’agression sexuelle et d’agression sexuelle avec lésions sur sept autres victimes, dont deux mineures, l’hiver dernier.

Celui qui avait bénéficié d’une absolution conditionnelle pour ses actes de harcèlement précédents, après que son avocate eut plaidé une «drague faite de mauvaise manière», est incarcéré depuis janvier dernier.

«Nerveuses et inquiètes»

À l’étape de l’enquête préliminaire, la juge Rachel Gagnon a permis aux victimes de témoigner dans une salle adjacente à la salle d’audience par visioconférence afin de ne pas se trouver en présence de l’accusé. Ce sont des plaignantes «nerveuses et inquiètes» qui vont témoigner, a indiqué la procureure Laura Plamondon­-Dufour à la juge.

Une ordonnance de non-publication demandée par la défense nous empêche cependant de faire part du contenu de la preuve jusqu’au procès.

Dans les mois précédant l’été 2018, l’homme de 25 ans avait causé l’émoi dans les environs de la Salle Albert-Rousseau et de l’Université Laval en abordant de manière insistante au moins huit jeunes femmes. Ce dernier avait abordé ses victimes sur leur lieu de travail, mais aussi à proximité de leur domicile. Ouattara est au Québec en vertu d’un visa d’étudiant.