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Un diamant record dans le ciel

Des parachutistes ont créé la plus importante figure du genre au Canada

Trente-six parachutistes ont réussi l’exploit de former un losange dans le ciel, près de Joliette, au début du mois d’août. 
Photo courtoisie, Michael Tomaselli Trente-six parachutistes ont réussi l’exploit de former un losange dans le ciel, près de Joliette, au début du mois d’août. 

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Trente-six parachutistes ont formé un diamant à quelque 5000 pieds d’altitude au début du mois près de Joliette, fracassant ainsi un record canadien pour le nombre de sauteurs.

« Moi, j’avais prévu cinq essais en tout, mais on l’a réussi dès le premier essai », se réjouit François Huot, qui a dirigé la formation des parachutistes.

Les sauteurs du centre Parachute Voltige ont ainsi battu leur propre record de l’année précédente, qui était de 32 voltigeurs. La figure a été réussie deux fois. D’abord le 2 août au soir, puis le lendemain matin.

« Chaque année, on essaie d’augmenter la marque », indique au Journal M. Huot, qui souhaitait par cet événement mieux faire connaître le sport.

Ces sportifs pratiquent une forme bien précise de parachutisme – la « sous-voilure » –, qui consiste à ouvrir son parachute tout de suite après le saut, sans chute libre.

Casse-tête

Pour battre le record, « rien n’a été laissé au hasard », précise M. Huot.

D’abord, les deux avions qui transportaient les parachutistes ont stabilisé leur position à 13 500 pieds d’altitude, après quoi chaque participant a sauté, l’un à la suite de l’autre.

Puis, comme un casse-tête, chacun a rejoint la figure, qui est normalement achevée 8 à 10 minutes après le premier saut, à environ 5000 pieds d’altitude.

« Quand un autre parachute s’approche, je l’accroche avec ma main et je mets mon pied dans la corde. Là, on est arrimés », explique-t-il.

Il a choisi de former un diamant parce que « ça vole parfaitement en ligne droite ».

« Le défi, c’est vraiment le pilotage du parachute, pour être en mesure d’arriver à la bonne place, au bon moment. C’est vraiment une question de synchronisme », ajoute-t-il.

Après environ une minute d’acrobatie, les parachutistes se sont libérés de leur ancrage pour préparer leur atterrissage.

Comme des sauteurs de partout dans le monde ont participé à l’exploit, ce dernier ne pourra cependant pas être homologué officiellement comme « record canadien » par l’Association canadienne de parachutisme sportif.