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Vente d'Air Transat: Vincent Chiara demande des comptes

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L’homme d’affaires Vincent Chiara fustige les administrateurs de Transat, à qui il reproche de s’être jetés dans les bras d’Air Canada trop rapidement. «Les actionnaires auraient pu perdre, à cause de l’attitude du conseil d’administration, 200 millions $», a-t-il dénoncé en entrevue. 

Vincent Chiara
Photo courtoisie
Vincent Chiara

Le président du Groupe Mach s’attribue une part de mérite dans la bonification de l’offre d’Air Canada. Il estime que la pression qu’il a exercée, en tentant de bloquer la transaction, a fait monter les enchères. «On aurait eu facilement assez d’appuis des actionnaires, le 23 août prochain, pour faire annuler l’offre initiale d’Air Canada, dit-il. Les administrateurs de Transat devront rendre des comptes aux actionnaires.» 

Vincent Chiara entend-il revenir à la charge avec une nouvelle offre? « On est en train de réévaluer notre position. En ce moment, on n’est pas prêts à prendre une décision, concède-t-il. C’est sûr que le prix commence à être élevé.» 

Offre rejetée 

Tôt lundi matin, le Tribunal administratif des marchés financiers a interdit à Groupe Mach d’acheter un important bloc d’actions de Transat. Le groupe immobilier entendait faire dérailler la vente à Air Canada en s’appropriant le vote de 20 % des actionnaires. 

Dans une décision partagée à deux contre trois, le Tribunal interdit à Groupe Mach de se porter acquéreur du bloc de 6,9 millions d'actions. 

«Le jugement confirme que nous n’avons enfreint aucune loi, et que notre approche était tout à fait légale» tient à préciser M. Chiara. 

«On est très satisfait que le tribunal nous donne raison, et valide nos arguments, en mettant fin au stratagème du Groupe Mach», a pour sa part confié Christophe Hennebelle, vice-président, affaires publiques, chez Transat.