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Les libéraux s’inquiètent au sujet des programmes de jeux vidéo à l’école

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QUÉBEC | L’opposition libérale presse le gouvernement québécois d’étudier les conséquences de l’introduction de programmes de jeux vidéo dans les écoles secondaires et des impacts des technologies sur les jeunes.  

Le porte-parole libéral en matière de Santé, André Fortin, a indiqué mardi être déçu que le gouvernement Legault n’ait pas accepté sa demande de faire témoigner des experts sur le sujet.   

Le député de Pontiac a, en effet, déposé fin juillet une demande de mandat d’initiative, un processus qui permettrait aux législateurs d’entendre des experts sur la question, et qui est restée lettre morte depuis.   

«Il y a une réelle préoccupation des parents concernant les écrans. Nous voulons savoir quels sont les effets sur la santé de ces jeux. On ne parle pas de la violence, mais des possibles problèmes de dépendances, d’isolements, de santé. Le danger, c’est de mal encadrer les choses», a-t-il déclaré en mêlée de presse.   

Le directeur général de l’Académie Esport de Québec, approché par trois écoles secondaires pour offrir une concentration en jeux vidéo, a modéré ces craintes. «Le jeu vidéo n'est pas la raison qui cause la dépendance, au même principe que l'alcool ne cause pas l'alcoolisme. C'est des jeunes qui ont un besoin, qui ont une problématique, qui se réfugient dans le jeu vidéo», a soutenu Philippe Gauthier.   

Un sport?  

Dès septembre, plusieurs écoles québécoises vont offrir une «concentration compétitive en sport électronique», qui s’apparente à un programme de sport-études.   

Or, selon l’opposition, il est difficile de lier jeux vidéo et sport. «Le sport, c’est la santé, les saines habitudes de vie, les jeux numériques associés à ça, j’ai de la difficulté. Pour moi, ce n’est pas du sport», a déclaré Enrico Ciccone, porte-parole libéral en matière de sports.   

«On vit dans une ère de sédentarité, a-t-il ajouté, on doit faire bouger nos jeunes. On ne va pas me faire croire qu’après une journée de jeux vidéo à l’école, l’enfant ne sera pas tenté de retourner devant l’écran. On va trop vite avec ces programmes. »   

Encadrement  

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a répliqué en faisant valoir qu’il est préférable d’encadre l’utilisation des jeux vidéo.   

«Les jeunes passent 20, 30, 40 heures par semaine là-dessus à la maison. Pour moi, ce n'est pas une bonne idée», a-t-il affirmé, en soulignant que l’école peut mieux encadrer les séances de jeu.   

«On fait rentrer ça à l'école, mais on enseigne aux jeunes une éthique, on les apprend à être maitre d'eux-mêmes, on les motive pour réussir à l'école», a-t-il souligné.   

Avec la collaboration d'Alain Laforest, TVA Nouvelles 

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