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Une nouvelle culture chez les Stingers

L’entraîneur Brad Collinson a complètement revampé son personnel d’entraîneurs

GEN-
Photo Agence QMI, Steve Madden Brad Collinson était débarqué à Concordia en juin 2018 alors qu’il avait été nommé entraîneur-chef à titre intérimaire. Un peu plus d’un an après cette nomination, le pilote des Stingers est maintenant bien en selle à la barre de l’équipe.

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MONTRÉAL | Nommé en juin 2018 à titre intérimaire, Brad Collinson est maintenant bien en place et entouré de son monde au sein d’un personnel d’entraîneurs qu’il a complètement revampé.

« C’est son équipe, a résumé le vétéran secondeur Samuel Brodrique. Son statut n’est plus intérimaire. Les jeunes qu’il a recrutés ont plus la mentalité qu’il veut amener à long terme. Ça va prendre plus qu’une cuvée de recrutement pour instaurer ce qu’il veut, mais on voit déjà de gros changements. La proximité entre les joueurs est plus grande, et ce n’est pas parce qu’on va prendre un café ensemble. Les gars font plus pour leurs coéquipiers, pour le bien de l’équipe. Dans le passé, nous avons eu du talent certaines années, mais les petites choses manquaient. »

Le principal intéressé abonde dans le même sens. « L’an dernier, ce n’était pas vraiment à moi, mais c’est maintenant mon équipe, a raconté Collinson. Quand tu arrives dans une situation comme l’an dernier, quand les joueurs ont eu trois entraîneurs-chefs en six mois, tu ne veux pas trop apporter de changements. J’ai maintenant mis mes affaires en place. »

Les exigences de Collinson n’ont pas fait le bonheur de tout le monde.

« Une quinzaine de joueurs sont partis parce qu’ils ne voulaient pas de changement, a confié l’ancien adjoint de Glen Constantin avec le Rouge et Or de l’Université Laval. C’est leur choix et je respecte leur décision. Les joueurs qui sont restés ont toutefois adhéré à 100 % à nos demandes. Nos demandes sont plus grandes et nous n’avons pas le choix si on veut rivaliser avec les meilleures équipes. La préparation physique a notamment été plus intense cet hiver. On voit déjà les résultats puisque nos gars sont plus en forme. »

Plusieurs recrues

Au sein d’un alignement d’un peu plus de 80 joueurs, les Stingers misent sur un total de 40 recrues, ce qui n’est pas l’idéal.

« On a plus de recrues que souhaité, mais on possède de l’expérience à des positions clés comme quart-arrière, receveurs et sur la ligne offensive, a souligné Collinson. La compétition est bonne à l’entraînement et certains gars se démarquent déjà. On apporte des changements à notre charte de positions chaque jour. Tous nouveaux, ou presque, les entraîneurs ont prévenu les joueurs qu’ils recommençaient à zéro et qu’ils avaient tout à prouver. »

Départs importants

Les Stingers ont perdu des pièces importantes sur les deux lignes. Le bloqueur Maurice Simba et le centre Matt Halbgewachs ont complété leur parcours, tout comme les plaqueurs Lukas Redguard et Michael Sanelli. Brandon Pacheco fait partie de la quinzaine de joueurs qui sont partis en raison des exigences plus élevées.

« Nous ne sommes pas gros sur la ligne défensive, a reconnu Collinson, mais on veut miser sur la vitesse. Sur la ligne offensive, nous avons trois gars de 5e année. »

Absent au moment de notre passage parce qu’il avait un rendez-vous pour l’école, le bloqueur à gauche Damien Constantin sera admissible, a assuré le pilote des Stingers. « Il a réussi ses 18 crédits. »

Faire la différence

Quant à Brodrique, il souhaite laisser son empreinte.

« C’est ma dernière chance de faire la différence et je veux laisser le programme dans un meilleur état qu’à mon arrivée. Il ne me reste que trois cours et je vais tout donner pour percer dans la LCF l’an prochain, sinon ça va être le marché du travail. »

Une opportunité que Surprenant ne pouvait rater

La deuxième fois a été la bonne pour Alex Surprenant.

Alex Surprenant
Photo Agence QMI, Steve Madden
Alex Surprenant

Dans la mire des Gaiters de Bishop’s l’an dernier, Surpenant avait décliné la proposition des Mauves pour demeurer à la tête des Géants de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. Cette fois-ci, il a accepté l’offre de diriger l’offensive des Stingers après une longue période de réflexion.

« J’ai jonglé avec l’offre de Brad pendant neuf ou dix jours, a confié le nouveau coordonnateur offensif des Stingers. La proximité avec mon domicile contrairement à Sherbrooke et la chimie avec les autres entraîneurs ont été des facteurs importants. En offensive, nous sommes tous des anciens du Rouge et Or sauf l’entraîneur des quarts-arrière. Nous tenons un langage similaire. Il y a un changement de culture important à opérer et les entraîneurs doivent rapidement partager les mêmes valeurs. »

Monjoie le facteur clé

Le facteur clé a toutefois été la confirmation de la venue de Karl Monjoie une journée avant sa décision. « Pour accepter de faire le saut dans les rangs universitaires, l’élément clé était que je puisse miser sur un bon entraîneur de ligne offensive, a-t-il expliqué. Karl est une vedette montante dans le coaching. »

Porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval de 2010 à 2014, Monjoie s’est fait les dents comme entraîneur en dirigeant la ligne offensive des Élans de Garneau pendant quatre ans.

Un vétéran au poste de quart

Surprenant est rassuré par un aspect. « Pour mes débuts, j’ai le luxe de miser sur un quart-arrière [Adam Vance] de 5e année. Ça paraît qu’il connaît le système et qu’il a confiance en ses moyens. »

Surprenant pourra aussi compter sur la présence du receveur Vincent Alessandrini qui a été élu sur l’équipe d’étoiles en 2017, mais qui est passé sous le bistouri l’an dernier après avoir subi une blessure à une épaule lors du premier match de la saison à Laval.

Quant à Jacob Salvail, il s’était blessé à un ischiojambier lors du match présaison et n’avait disputé que les trois dernières parties.

Après avoir vu peu d’action la saison dernière en raison d’une blessure, le demi-inséré Jacob Salvail se dit prêt à « montrer l’exemple » chez les Stingers. « Je veux prendre du leadership », a-t-il assuré.
Photo Agence QMI, Steve Madden
Après avoir vu peu d’action la saison dernière en raison d’une blessure, le demi-inséré Jacob Salvail se dit prêt à « montrer l’exemple » chez les Stingers. « Je veux prendre du leadership », a-t-il assuré.

« J’ai eu un gros hiver d’entraînement et je veux prendre du leadership et montrer l’exemple, a raconté le demi-inséré de deuxième année qui effectuera aussi les retours de dégagement. Nous avons des receveurs qui sont en mesure de faire des jeux quand ils ont le ballon entre les mains. »

James Tyrrell complétera un trio de receveurs qui pourrait faire des flammèches. Yanic Lessard a terminé ses études et ne sera pas de retour, tout comme Jarryd Taylor qui n’est pas admissible sur le plan scolaire.

Une prise de choix

Meilleure prise des Stingers de Concordia au cours de la dernière période de recrutement, Kevin Foster a grandi dans le sport de haut niveau.

Cousin de l’attaquant Anthony Duclair des Sénateurs d’Ottawa, il est aussi le neveu de Farell Duclair qui a notamment remporté la coupe Grey en 1998 avec les Stampeders de Calgary et qui a aussi évolué comme centre arrière avec les Stingers à son retour de la NCAA.

« J’ai joué au hockey et au football jusqu’à l’âge de 14 ans, mais il a fallu que je fasse un choix. J’ai mis les patins de côté. Certains jours, je m’ennuie parce que c’est un très beau sport, mais je ne regrette pas mon choix. »

« Anthony est toujours là pour me donner des conseils et pour me soutenir, poursuit le produit des Cheetahs de Vanier, qui a été élu sur l’équipe d’étoiles de Division 1 l’an dernier, en vertu de gains de 971 verges et quatre touchés en 159 portées. C’est mon premier cousin. Nous sommes une famille de sportifs. »

Pourquoi avoir choisi les Stingers qui ont raté les séries éliminatoires l’an dernier, alors que plusieurs options s’offraient à lui ?

« C’est une bonne question. J’ai aimé ma rencontre avec Brad [Collinson]. J’ai trouvé très intéressant ce qu’il veut amener à Concordia. J’avais une relation très différente avec lui qu’avec les autres entraîneurs qui m’ont recruté. C’était plus personnel. »

Un impact rapidement

« Le type d’offensive que les Stingers veulent utiliser m’intéresse beaucoup, ajoute Foster. Ça va être une offensive qui mise sur la rapidité et je suis très content de cela. Ma vitesse et ma vision sont mes forces. Je dois apprendre le cahier de jeux et être concentré, mais je pense que je peux avoir un impact dès ma première saison. Il y a une belle opportunité devant moi. »

Micah Sullivan et Wilder Exilus étant partis, il ne reste que le vétéran Glody Musangu parmi les porteurs établis.

Beau potentiel, selon ce qu’on nous dit ; Marshall Mather est toutefois plus jeune puisqu’il sort de St. Paul, une école préparatoire américaine. Il s’était engagé préalablement avec McGill avant de se raviser.