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Legault déterminé à participer au défilé de la Fierté gaie, malgré les opposants

Legault déterminé à participer au défilé de la Fierté gaie, malgré les opposants
Dario Ayala / Agence QMI

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N’en déplaise aux opposants, le premier ministre François Legault est déterminé à participer au défilé de la Fierté gaie de Montréal.   

Pour la première fois en 20 ans de carrière politique, M. Legault sera de la marche emblématique de la communauté LGBTQ+, dimanche, en compagnie, notamment, des ministres Chantal Rouleau et Sonia LeBel.  

«J’avais dit que, si j’étais premier ministre, je serais le premier ministre de tous les Québécois, donc je serai là. Et il y a encore du travail à faire, au Québec, pour lutter contre l’homophobie, donc je pense que c’est important que le premier ministre soit là pour appuyer l’égalité dans toutes ses formes», a-t-il confié mercredi, à l’entrée de la réunion hebdomadaire de son Conseil des ministres.  

Par le passé, son absence au défilé avait suscité des inquiétudes chez les organisateurs de Fierté Montréal. Ces derniers se sont réjouis, plus tôt cet été, de la présence annoncée du premier ministre caquiste pour l’édition 2019.  

Soulignons que le gouvernement du Québec a également promis d’accorder cette année une aide financière de plus de 1,6 million de dollars au festival Fierté Montréal.  

«Il sera hué»  

Mais depuis, une pétition a circulé pour s’opposer à sa venue. Elle n'a jusqu'ici récolté que 200 signatures.  

«Si ce dernier se présente, il sera hué, stipule la lettre des opposants, publiée il y a quelques jours dans les pages du Devoir. À première vue, sa participation ainsi que sa promesse d’accorder 1,6 million de dollars à Fierté Montréal laissent croire que le premier ministre soutient les communautés LGBT. Or, M. Legault n’est pas un allié. Depuis 2015, lui et son parti bloquent les avancées dans la reconnaissance légale des adultes et enfants trans citoyens (projet de loi 103), des personnes trans non binaires et des personnes trans non citoyennes.»

Plus encore, les initiateurs de ce mouvement dénoncent l’adoption sous bâillon du projet de loi 21 interdisant les signes religieux chez certains agents de l’État, un «outil de racisme systémique nuisant particulièrement aux femmes musulmanes».  

Le premier ministre Legault rétorque à ses détracteurs que la vaste majorité des organisateurs et membres de la communauté LGBTQ souhaitent sa présence dimanche.  

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