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La première maison inondée est démolie à Sainte-Marthe

La municipalité a délivré 56 permis de démolition depuis le mois de mai

C’est tout ce qui restait hier de la maison de la famille de sinistrés des inondations du printemps dernier à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.
Photo Collaboration spéciale, Stéphane Sinclair C’est tout ce qui restait hier de la maison de la famille de sinistrés des inondations du printemps dernier à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

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BOISBRIAND | Une première maison sinistrée à Sainte-Marthe-sur-le-Lac a été démolie hier après avoir été qualifiée de perte totale suite aux inondations causées par le bris d’une digue ce printemps.

« Le propriétaire n’avait pas l’air triste, il avait l’air d’avoir la rage. On aurait dit qu’il voulait que je fasse vite pour en finir le plus rapidement possible », dit Stéphane Labrecque, qui opérait la pelle mécanique qui a servi à démolir la maison de la 14e avenue de la municipalité des Laurentides.

Avant
Photo courtoisie, Google Street View
Avant

Le propriétaire a assisté à une partie des travaux de démolition mardi, selon le travailleur rencontré par Le Journal hier sur les lieux de l’opération.

« Ce n’est pas évident. C’était une jeune famille avec deux jeunes enfants. C’était beau à l’intérieur. Ils avaient refait beaucoup de choses », lance-t-il.

Ce dernier a commencé les travaux de destruction mardi matin. Tout a été réduit en morceaux, même les meubles et les jouets pour enfants.

Tout y est passé

« Au total, c’est huit conteneurs. Les électros y ont passé. Il y avait plein d’articles pour leurs bébés et des tonnes de couches », s’indigne M. Labrecque.

L’eau a monté à environ un mètre au-dessus du rez-de-chaussée lors du bris de la digue le 27 avril.

Ce dernier peinait à imaginer le désarroi de la petite famille et s’inquiétait de leurs finances.

« Tu sais combien ça coûte tout le “stock” de bébé? Ils en ont deux ! On a tout jeté ce qu’il y avait dans la maison », lance-t-il pour expliquer le grand nombre de conteneurs.

Le Journal a essayé de joindre le propriétaire de la maison pour connaître l’état d’avancement de leur processus d’indemnisation. Sa conjointe a préféré ne pas parler de la situation simplement parce que « ça fait trop mal » à son conjoint.

« J’ai l’impression que nous allons avoir beaucoup de travail à venir ici », a lancé l’homme qui travaille dans le domaine de l’après-sinistre.

Le Début des démolitions

Le Journal a croisé en début d’après-midi hier une seconde pelle mécanique. Elle se dirigeait vers le parc de maisons mobiles pour détruire l’une des maisons qui se trouvait tout près de la digue sur la 26e avenue.

La municipalité confirme que c’est le début des démolitions.

« Jusqu’à maintenant, il y a 56 permis de démolition d’émis concernant les inondations, depuis le début du mois de mai », a expliqué la mairesse Sonia Paulus. Ces chiffres excluent la maison qui avait dû être détruite quelques jours après les inondations pour permettre l’aménagement d’une digue temporaire.