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Un petit garçon tué par une balançoire artisanale

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BURY | Un garçon de quatre ans de Bury, en Estrie, est décédé mercredi matin quand une balançoire artisanale s’est effondrée sur lui.

« La balançoire devait faire au moins 12 pieds de haut et a été fabriquée avec du matériel [que le propriétaire] a trouvé. Lorsque je l’ai vue, j’ai trouvé qu’elle était trop haute pour des enfants », a raconté au Journal une personne qui a tenu à garder l’anonymat.

Selon elle, l’occupant de la maison où a eu lieu le drame, Stéphane Boutin, a pratiqué le métier de soudeur pendant plusieurs années et avait commencé la construction de cette balançoire il y a environ deux semaines.

M. Boutin n’a pas voulu émettre de commentaires lorsque Le Journal s’est présenté à son domicile, jeudi.

La Sûreté du Québec (SQ) a indiqué que les services d’urgence ont reçu un appel dans la matinée de mercredi pour se rendre à une résidence de la route 108.

« La structure s’est effondrée et l’enfant a été transporté à l’hôpital où son décès a été constaté », a indiqué la SQ sans donner davantage de détails sur les circonstances de l’événement.

Famille d’accueil

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l’Estrie a confirmé que les propriétaires de la maison, M. Boutin et Nathalie Duhaime, étaient une famille d’accueil depuis une quinzaine d’années et qu’ils avaient un dossier sans tache.

« Tout porte à croire qu’il s’agit d’un bête et tragique accident », se désole la porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Annie-Andrée Émond, qui a ajouté que des intervenants ont passé une partie de la journée et de la soirée de mercredi à s’assurer que les lieux étaient sécuritaires.

Or, elle ne pouvait confirmer le nombre d’enfants dont s’occupaient M. Boutin et Mme Duhaime ni si d’autres petits se trouvaient toujours sous leur responsabilité.

Ne pas construire de jeux

Le Conseil canadien de la sécurité, un OBNL qui se consacre à la promotion de la sécurité, est catégorique : on ne doit pas construire des jeux pour les enfants puisqu’aucune loi ni règle n’encadrent ces produits.

« Ne le faites pas », a lancé le chef du programme national de l’organisme, Lewis Smith, lorsque Le Journal lui a demandé des conseils afin de construire des jeux sécuritaires à la maison.

« Allez dans des parcs où les jeux respectent les normes de sécurité », a-t-il insisté.

Lewis Smith n’a jamais vu un tel drame se produire pendant 12 ans au sein du Conseil canadien de la sécurité.


♦ La Sûreté du Québec et un coroner mènent une enquête dans ce dossier.