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Les jeunes donnent raison au patron

Les espoirs des Diables rouges donnent le ton dans le premier match intraéquipe

Comme le veut la coutume en début de camp, les Rouges et les Blancs se sont affrontés jeudi soir lors du premier match intraéquipe. L’équipe foncée a eu le meilleur 5-2 devant une centaine d’amateurs. 
Photo Roby St-Gelais Comme le veut la coutume en début de camp, les Rouges et les Blancs se sont affrontés jeudi soir lors du premier match intraéquipe. L’équipe foncée a eu le meilleur 5-2 devant une centaine d’amateurs. 

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Les jeunes appartenant aux Remparts de Québec ont donné le ton lors de la première journée du camp d’entraînement, jeudi, sur la patinoire du Pavillon de la Jeunesse, où quelques-uns des meilleurs espoirs de l’organisation ont confirmé leur statut, dont le défenseur Édouard Cournoyer.

Patrick Roy répétait à qui voulait l’entendre l’an dernier que le produit des Cantonniers de Magog représentait un futur atout à la ligne bleue des Diables rouges. À la lumière du premier match intraéquipe jeudi soir, réservé aux 16 à 18 ans, il voyait juste.

Cournoyer a fait sentir sa présence en multipliant les mises en échec et en se montrant à l’aise en sortie de territoire dans une victoire de 5-2 des Rouges (son équipe) sur les Blancs. À 17 ans, il participe à son deuxième camp avec la formation québécoise après avoir peaufiné quelques aspects de son jeu durant l’été.

« C’est mon style de jeu, j’aime appliquer des mises en échec. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas joué, il fallait se dérouiller un peu. Des matchs comme ça, il faut que tu montres ce que tu es capable de faire parce qu’il n’y a pas vraiment de système. Je pense que j’ai réussi à m’imposer et à montrer mon style de jeu », soulignait ce lointain choix de neuvième tour en 2018.

Si le camp est bien jeune, Roy voit le jeune homme dans sa soupe.

« J’ai aimé ce que j’ai vu durant la saison avec les Cantonniers et j’aime encore ce que je vois de lui. C’est un gars qui fait de bonnes passes, qui est intense et qui a une bonne lecture du jeu. Il est aussi physique. C’est un jeune sur lequel on fonde de très bons espoirs dès cette année », a avoué le directeur des opérations hockey des Remparts.

Première journée satisfaisante

Les entraînements en matinée suivis de la rencontre en soirée ont enchanté Roy à plusieurs égards. Jumelés sur le même trio, les premiers choix du dernier encan Nathan Gaucher et Jacob Melanson se sont aussi illustrés tandis que l’Américain Alexander Teleguine en a mis plein la vue.

« Il y a beaucoup de joueurs que j’ai adorés et je trouve que le présent et l’avenir des Remparts sont entre bonnes mains avec ces jeunes-là. Je suis bien excité par ce que j’ai vu », a réagi le « 33 ».

La journée de vendredi sera déterminante pour convaincre le clan Teleguine de tourner le dos à la NCAA alors que le paternel débarquera en ville. Membre de Thayer Academy, l’attaquant natif du Massachusetts détient une entente avec l’Université Northeastern.

« Quand il prend la rondelle, on fait wow. On aura des discussions. Je reste conservateur dans son cas parce qu’il a des options. Ils n’ont pas mentionné s’ils voulaient venir ici pour jouer avec les Remparts. On en saura plus dans 24 heures », a débité Roy.

En vitesse

À l’exception d’Andrew Coxhead (mononucléose) et de Pierrick Dubé (poignet), les vétérans de 19 et 20 ans feront leur rentrée aux côtés des nombrils verts, ce soir, lors du deuxième match simulé.

Bibeau prêt à montrer le chemin

Félix Bibeau a ressenti une émotion particulière en pénétrant à l’intérieur du Pavillon de la Jeunesse, mercredi, pour y rencontrer ses nouveaux coéquipiers et y recueillir son équipement.

Après quatre ans avec les Huskies de Rouyn-Noranda, qui se sont conclus par la conquête de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial, le printemps dernier, le vétéran de 20 ans a amorcé un nouveau chapitre de sa carrière au camp d’entraînement des Remparts.

« C’est bizarre et c’est normal, ça faisait quatre ans que j’avais un camp d’entraînement là-bas [à Rouyn-Noranda]. Je suis rendu à 20 ans, je suis rendu mature et j’ai l’expérience. Ça va être un beau défi et j’ai hâte », a lancé l’attaquant qui a connu des séries du tonnerre en récoltant 14 buts et 29 points en 20 rencontres.

Un leader

Ses performances printanières ont d’ailleurs éveillé l’œil des Islanders de New York qui en ont fait leur choix de sixième ronde sur le plancher du Rogers Arena de Vancouver, le 22 juin.

Acquis au repêchage dans la transaction complétant celle de Louis-Filip Côté, Bibeau entend poursuivre sur la même lancée qui l’a guidé vers l’ivresse des championnats au mois de mai. Le rapide patineur de 6 pi et 187 lb est prêt à jouer le rôle du grand frère dans le vestiaire de sa nouvelle équipe.

« On a un bon mélange de vétérans et de jeunes. Je ne connais pas encore chacun des joueurs et j’ai hâte de voir pendant le camp le niveau de jeu. Je veux amener de l’expérience, du leadership ainsi qu’une culture gagnante. Je pense que c’est dans la bonne direction avec les Remparts. On veut bâtir là-dessus », a dit celui qui a gonflé ses muscles pendant l’été.

Les pros en mire

Mais toutes ces belles paroles pourraient s’envoler en fumée si le principal intéressé réussissait à percer l’alignement des Sound Tigers de Bridgeport dans la Ligue américaine. Bibeau participera d’abord au camp des recrues des Islanders en septembre, après quoi il tentera d’impressionner les dirigeants du club-école.

« Si on demande à n’importe qui, il veut toujours jouer au niveau le plus élevé. Je m’en vais là-bas avec le but de jouer dans la Ligue américaine, mais si je reviens à Québec, je vais revenir avec une attitude exemplaire et je serai un leader avec cette équipe », a-t-il promis. La réponse dans quelques semaines.

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