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Leur dossier Phénix avance grâce au Journal

<b>Éric Drouin</b><br />
Fonctionnaire fédéral
Photo Antoine Lacroix Éric Drouin
Fonctionnaire fédéral

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Deux fonctionnaires toujours aux prises avec le fiasco du système de paie fédéral Phénix ont soudainement eu l’assurance qu’ils auraient des nouvelles d’ici deux semaines dans leurs dossiers, moins de 24 heures après la publication d’un reportage sur leurs difficultés dans Le Journal.

« On ne voit pas encore le bout, mais ça s’en vient. C’est un peu plate de devoir faire une sortie médiatique pour obtenir des résultats, admet Éric Drouin, fonctionnaire pour le ministère Innovation, Sciences et Développement économique Canada. On m’a envoyé un courriel pour me dire qu’on s’excusait de ce qui se passait dans mon dossier, qu’on me donnerait des réponses d’ici deux semaines. »

Mercredi, Le Journal rapportait que lui et une fonctionnaire à la retraite éprouvaient encore des problèmes depuis bientôt trois ans à cause de Phénix.

Dans son cas, M. Drouin pourrait même perdre son emploi au Bureau du surintendant des faillites parce qu’il est forcé d’en faire une lui-même à cause des répercussions sur sa situation financière.

On regarderait présentement la possibilité qu’il conserve son emploi, tout en ayant un accès limité aux dossiers de faillite.

« Je ne me fais pas trop d’illusions pour le moment, j’attends de voir ce qui va être fait concrètement. On m’a indiqué qu’on me donnerait des réponses en analysant les chiffres à mon dossier, pour m’expliquer les nombreux trop-perçus qu’on me réclame », explique-t-il, disant vivre « à la cenne près » à cause de Phénix.

L’ombudsman de son ministère lui a également promis un entretien téléphonique mercredi prochain afin de discuter de son dossier.

Pas de dernière paie

L’ex-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, Louise De Sève, qui n’a toujours pas reçu sa dernière paie depuis bientôt trois ans, a elle aussi obtenu de bonnes nouvelles.

« Comme par hasard, j’ai reçu [mercredi] matin un courriel m’indiquant qu’on travaillait sur mon dossier et que quelqu’un communiquerait avec moi d’ici les deux prochaines semaines », a-t-elle indiqué au Journal.

La dame à la retraite depuis août 2016 n’a pas réussi à obtenir son dernier chèque de paie malgré de nombreuses démarches.

Or, même si elle ne travaille plus, elle continue de recevoir toutes les deux semaines une prime de 8 $ parce qu’elle est bilingue, un montant qui est réclamé par le gouvernement.