/news/politics
Navigation

SNC Lavalin: les conservateurs veulent entendre le commissaire à l'éthique

SNC Lavalin: les conservateurs veulent entendre le commissaire à l'éthique
Capture d'écran TVA Nouvelles

Coup d'oeil sur cet article

Les conservateurs veulent entendre d’urgence le commissaire à l’éthique, après la publication de son rapport incendiaire à l’endroit du premier ministre Justin Trudeau et de son rôle dans le scandale SNC-Lavalin.

Dans une lettre envoyée jeudi, les députés conservateurs Jacques Gourde et Pierre Kent ont demandé au comité permanent de l’éthique de la Chambre des communes de tenir une réunion d’urgence dans les prochains jours.

Les membres du comité devront donc se prononcer sur la motion conservatrice et, si elle est acceptée, le commissaire fédéral à l’éthique, Mario Dion, devra comparaître et répondre aux questions des parlementaires.

Les conservateurs souhaitent notamment éclaircir certaines zones d’ombre de son récent rapport dans lequel il blâme Justin Trudeau d’avoir violé la Loi sur les conflits d'intérêts dans l’affaire SNC-Lavalin.

Dans ce même rapport, M. Dion déplore qu’il ait dû attendre une centaine de journées avant d’obtenir des réponses à ses questions, des délais qui ont nécessairement allongé le temps de son enquête. D’ailleurs, neuf témoins qui détenaient de l’information pertinente n’ont pas été en mesure de livrer leur version des faits au commissaire fédéral à l’éthique parce qu’ils n’y ont pas été légalement autorisés par le cabinet du premier ministre.

Pour Justin Trudeau, il s’agissait d’un deuxième blâme d’un commissaire à l’éthique au cours du même mandat. Il y a deux ans, la commissaire de l’époque, Mary Dawson, avait écrit dans son rapport que le premier ministre avait violé la Loi en se rendant sur l’île privée de l’Aga Khan pour des vacances familiales. À la demande des conservateurs, Mme Dawson avait comparu devant le comité permanent de l’éthique.

Trudeau refuse toujours de s’excuser

Au lendemain de la parution du rapport de Mario Dion, le premier ministre Justin Trudeau n’a pas voulu s’excuser pour ses gestes dont il a pris «la pleine responsabilité» la veille.

De passage au Nouveau-Brunswick jeudi, Justin Trudeau a continué de plaider qu’il a agi dans l’intérêt public afin de sauver les emplois mis à risque par les accusations criminelles qui pèsent contre SNC-Lavalin.

Chaque jour, les experts en vulgarisation d'En 5 minutes proposent un format audio inspiré de la page publiée dans Le Journal.

M. Trudeau a affirmé par ailleurs qu’il entend mettre en place les recommandations du rapport de l’ancienne ministre libérale Anne McLellan, qui était publié le même jour que celui du commissaire à l’éthique.

Malgré le scandale SNC-Lavalin, Mme McLean ne suggère pas de séparer les fonctions de procureur général et de ministre de la Justice. Elle recommande quelques mesures pour assurer l’indépendance du procureur général.

«On va avoir plus de clarté et on va pouvoir continuer de défendre les emplois tout en défendant l’intégrité de nos institutions», a répété Justin Trudeau jeudi devant les médias qui le talonnaient sur la question.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions