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Un dernier droit crucial pour Anne-Catherine Tanguay

La golfeuse de Sainte-Foy peaufine sa préparation pour la fin de saison de la LPGA

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Anne-Catherine Tanguay s’approche de son objectif. À Québec, auprès des siens depuis trois semaines, la golfeuse finalise sa préparation en vue d’attaquer les semaines les plus importantes de sa saison dans la LPGA qui influeront son statut pour 2020. 

 Présentement 128e au classement des boursières du plus prestigieux circuit de golf féminin au monde en vertu de gains s’élevant à 50 655 $, Tanguay doit se hisser parmi les 100 premières pour conserver son statut complet en prévision de la saison suivante. 

 C’était d’ailleurs son but avant d’amorcer sa tournée, et avec quatre tournois à jouer en sol nord-américain, dont l’Omnium canadien qui aura lieu la semaine prochaine à Aurora, en Ontario, la Québécoise maintient le cap. 

 « C’est faisable. Ça prend une ou deux bonnes performances. L’Omnium canadien est un gros tournoi avec une bonne bourse, alors une bonne performance à ce tournoi peut donner un bon coup de pouce », a signalé Tanguay jeudi avant d’offrir une clinique à de jeunes filles de la région de Québec au club de golf Lorette. 

 Sa position précaire au classement ne l’empêche toutefois pas de dormir sur ses deux oreilles. Si elle devait être exclue du top-100, Tanguay serait forcée de disputer à nouveau le tournoi des qualifications tant redouté par les golfeuses. 

 « J’essaie de me concentrer le moins possible là-dessus et de me concentrer sur mon entrainement et les choses que j’ai à faire tous les jours pour performer le mieux possible à mon plein potentiel. Quand tu es dans le métier, il faut que tu apprennes à gérer les résultats et l’argent, et mettre ça de côté pour mettre toute ton énergie sur tes performances », a rappelé la native de Sainte-Foy. 

 Saison satisfaisante 

 Tanguay ne s’est pas élancée en compétition depuis la semaine du 17 juillet. Victime de maux de dos récurrents qui l’ont contrainte à jeter l’éponge à l’issue de la première ronde du Championnat KPMG, elle a pris une pause pour chasser la douleur. 

 Cela survenait alors que l’athlète de 28 ans venait de réussir quelques semaines plus tôt la meilleure performance de sa carrière à la Classique Shoprite, dans le New Jersey, finissant 11e grâce à un score cumulatif de -4. 

 « Mon jeu est bon, mais je n’ai pas pu capitaliser là-dessus et en profiter à cause des maux de dos. Je suis quand même contente de ma saison jusqu’à maintenant, a assuré la joueuse toute de rose vêtue. 

 « J’ai fait beaucoup de coupures (6 sur 13), alors c’est bon parce que mon jeu était constant. Dans ce que j’aurais pu améliorer, j’aurais pu mieux jouer les [rondes] de la fin de semaine. J’avais plus de difficultés à scorer les fins de semaine quand c’était le temps de le faire.» 

 Emballée 

 Même si tous les yeux seront rivés sur Brooke Henderson à l’Omnium canadien, où cette dernière tentera de défendre son titre devant son public, Tanguay déborde d’enthousiasme de participer à cet événement, l’un de ses préférés de la saison. 

 « Une bonne partie de la foule va suivre Brooke, mais il y a toujours beaucoup de monde et ce qui est surprenant, il y a beaucoup de Québécois qui viennent dire bonjour. C’est vraiment cool. On sent que les gens sont fiers, vu qu’on est Canadiennes. On a vu au tennis comment la foule a été du côté de Bianca Andreescu [à la Coupe Rogers]. On sent l’énergie positive.» 

 Mentore auprès de la jeunesse 

 Même si elle ne passe pas beaucoup de temps durant l’année à Québec, Anne-Catherine Tanguay juge qu’il est crucial pour elle de redonner à sa communauté. C’est pourquoi elle s’implique auprès de Go Les Filles, une organisation qui encourage la relève du golf féminin. 

 Jeudi, une quinzaine d’adolescentes parmi les plus prometteuses de la région ont passé la journée en compagnie de la joueuse professionnelle au club de golf Lorette. Conseils, conférence et partie de neuf trous avec ACT ont agrémenté ces heures bien spéciales. 

 « J’ai passé par là et j’avais Sara-Maude [Juneau] qui m’aidait beaucoup. Je trouve que c’est important d’avoir un modèle parce que ça te donne une inspiration. D’avoir de petits conseils pour comment se rendre à ce niveau, et que si ça ne fonctionne pas, c’est correct aussi. Ce n’est pas pour tout le monde qui peut faire de la compétition de haut niveau », a souligné Tanguay. 

 Jouer entre amies 

 L’organisme qui compte sur le soutien de plusieurs professionnelles de clubs de la région recueille également des fonds qui sont réinvestis dans le développement du golf chez les filles jusqu’à l’âge de 18 ans. « Les petits gars et les petites filles, ce n’est pas pareil. Les filles aiment avoir des amies pour jouer au golf. Notre but est de les regrouper en les intégrant à des activités. Anne-Catherine nous a toujours épaulées », a mentionné l’une des membres du comité, Anne Labrecque. 

 Il n’est pas toujours facile de maintenir l’intérêt des adolescentes envers la petite balle alvéolée, selon Mme Labrecque. 

 « Les jeunes filles vont commencer, mais après, elles vont partir à l’adolescence parce qu’elles ont un chum ou de nouveaux intérêts. Elles vont souvent recommencer par la suite, mais ce n’est pas toujours facile de les garder. » 

 Parlant de relève, le parcours de Loretteville se prépare à accueillir l’an prochain la crème des golfeuses d’âge junior au pays à l’occasion du championnat canadien de la catégorie. Le tournoi sera tenu en marge des festivités du 100e du club Lorette.