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Irrésistible Mamma Mia

La version québécoise de la comédie musicale s’avère un vrai plaisir estival

Mamma Mia
Photo courtoisie, Sébastien Dion Musique disco, décors paradisiaques et somptueuses chorégraphies forment les principaux ingrédients de la comédie musicale Mamma Mia, présentée à Québec.

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Véritable plaisir d’été, la comédie musicale Mamma Mia passe avec aisance au français dans l’irrésistible version québécoise, concoctée par Serge Postigo, qui vient d’installer son décor méditerranéen à la salle Albert-Rousseau.

Décidément, tout ce que touche l’acteur devenu metteur en scène se transforme en or. Après le succès de Mary Poppins, Postigo propose avec Mamma Mia un divertissement haut de gamme qui doit son attrait aux éclatantes chorégraphies de Steve Bolton, à son humour qui tourne parfois au burlesque de même qu’au jeu — et au chant — impeccable de ses deux vedettes principales, Joëlle Lanctôt et Romane Denis.

Il faut rappeler que les artisans de Mamma Mia se sont fait imposer un défi supplémentaire en juillet. Trois semaines après le début de la première série de représentations à Montréal, les détenteurs des droits de la pièce ont exigé que les chansons du groupe Abba, qui forment la colonne vertébrale du spectacle, soient traduites en français.

Or, même en français québécois, les succès du groupe suédois se laissent savourer avec le même plaisir nostalgique que dans leur version originale. Les spectateurs ont tapé joyeusement des mains au son de Chiquitita et ont applaudi à tout rompre lorsque l’hymne disco Dancing Queen a retenti.

La quête du père

Rappelons l’intrigue : à la veille de son mariage sur l’île grecque paradisiaque où sa mère Donna (Lanctôt) tient auberge, Sophie (Denis) tente d’identifier qui est son père. Pour y arriver, elle invite à la noce trois ex-amants de sa maman.

Les préparatifs deviennent prétexte à d’entraînants numéros musicaux dans une suite de décors évoquant le charme ensoleillé et l’ambiance festive nocturne des côtes de la Méditerranée.

Parmi les mieux réussis, il y a ce tableau du plus bel effet quand Joëlle Lanctôt chante la pièce-titre en se déplaçant à travers des draps étendus sur des cordes à linge, l’exaltante fiesta de Voulez-vous et l’acrobatique chorégraphie de Does Your Mother Know, laquelle permet à Karine Belly, une révélation dans le rôle de Tanya, d’étaler ses talents de danseuse.

Postigo a eu du flair en sélectionnant Lanctôt, dont le The Winner Takes It All constitue le moment le plus touchant de la pièce, et Denis. Elles forment un duo mère-fille crédible.

♦ Vingt-deux autres représentations de Mamma Mia sont à l’horaire de la salle Albert-Rousseau d’ici le 14 septembre.

 

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