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Une entreprise d’ici forme des pilotes comme dans Top Gun

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Le film Top Gun a marqué les amateurs de cinéma et la réalité rejoint la fiction chez Top Aces, une entreprise québécoise qui entraîne et teste des pilotes comme dans le long-métrage années 80.

L'entreprise possède une trentaine d'appareils et compte parmi ses clients le Canada, l'Allemagne et l'Australie. En jouant «l’ennemi» lors de simulations, Top Aces s’assure que les pilotes des différents groupes militaires soient prêts pour le combat. 

«Ça commence par la surprise : il faut qu’ils soient capables de nous détecter, de nous identifier. Est-ce que c’est un avion ennemi, est-ce que c’est un avion ami. Il faut qu’ils fassent une intervention. Et une fois que c’est identifié qu’il s’agit d’un ennemi, ils vont attaquer», a expliqué Daniel Gibeau, chef de division technique au sein de l’entreprise. 

«On est propriétaires des avions. Nos pilotes sont des anciens militaires qui ont toute la formation [...] ça veut dire que les armées n’ont pas besoin d'avoir le personnel ou les avions pour faire ça», a ajouté M. Gibeau. 

Devenue leader mondial dans son domaine, Top Aces vient d'atteindre les 80 000 heures de vol. 

L'entreprise, dont le quartier général international est situé à Dorval, est aussi présente aux États-Unis et en Allemagne. Elle compte au total 300 employés à travers le monde, un nombre qu’elle espère tripler d'ici les prochaines années. 

Top Aces a d’importants projets d'expansion et vient notamment de faire l'acquisition de 29 F-16 dans le but d'obtenir des contrats d’entraînement de l'imposante armée américaine. 

«Le marché va être probablement autour de deux milliards par année. On va donc faire une grosse partie de ce travail», a précisé Daniel Gibeau. 

Top Aces offre notamment de l’entraînement air-air avec adversaire, du soutien aérien rapproché pour l’entraînement JTAC (Joint terminal attack controller) et de l’entraînement à la lutte antiaérienne par bateau. 

Top Aces comporte aussi un volet entretien. 

«On fait de la maintenance, mais, souvent, on est sur la rampe. On voyage avec les jets [...] c’est vraiment le fun», a indiqué Marc-André Tremblay, mécanicien d'aéronefs depuis plus de 20 ans. 

«Ces jets-là sont extrêmement mis à l'épreuve vu qu'on pratique un peu les situations de guerre. La maintenance est donc importante», a précisé le spécialiste.