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Alexane Jamieson: «J’ai vécu de l’intimidation»

Alexane Jamieson: «J’ai vécu de l’intimidation»
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

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Dans le long métrage Jeune Juliette, Alexane Jamieson incarne une adolescente qu’on voit évoluer durant les dernières semaines de sa deuxième année du secondaire, et qui fera une multitude de découvertes sur l’amitié, l’amour et les garçons. Mais, en parallèle, Juliette vit de l’intimidation. Pour avoir vécu ce genre de situation, l’actrice de 16 ans était en mesure de bien rendre son personnage. Avec une rare maturité, la jeune fille souhaite inciter les gens à être eux-mêmes.

Alexane, comment as-tu réagi en apprenant que tu allais incarner Juliette?

Ç’a été un long processus d’auditions. J’ai ressenti énormément de fierté lorsque j’ai appris la nouvelle. C’était un honneur de pouvoir travailler avec la réalisatrice Anne Émond. Je n’avais jamais porté un film sur mes épaules, mais j’ai vécu un stress positif.

Comment décrirais-tu ton personnage?

Juliette a 14 ans. C’est une fille différente; elle a son franc-parler, elle dit ce qu’elle pense, elle est frondeuse et ne réfléchit pas toujours aux conséquences de ses actes. Elle porte une carapace pour ne pas laisser voir sa sensibilité. J’ai pu me baser sur mon propre passé pour l’incarner. 

Est-ce que tu t’es trouvé des points communs avec Juliette?

Oui. Juliette et moi avons beaucoup de différences, mais aussi plusieurs points communs. Comme bien des ados, j’ai vécu de l’intimidation, mais je m’en suis sortie. Replonger dans mes émotions m’a fait du bien. 

Tenir ce rôle t’aurait-il aidée à fermer cette parenthèse?

Je l’avais déjà fermée. Je m’accepte, je m’aime et je ne me soucie pas de ce que les autres pensent de moi. Par contre, je suis plus polie et sage que Juliette... (Rires)

Qui t’a enseigné à être en paix avec ce que tu es?

La vie. Je m’en suis sortie à cause de ma maturité. Mon vécu a été utile. Grâce à ce métier, j’ai été très jeune plongée dans un monde d’adultes. J’ai vécu de l’intimidation pour des détails stupides: la couleur de mes cheveux, mon métier, mon physique. Quand cette époque a été terminée, j’en suis ressortie grandie. Ça m’a fait réaliser que l’enveloppe corporelle est la chose la moins importante chez quelqu’un. Ce qui nous rend beaux, c’est d’être différents.

Puisque tu as vécu cette situation, tu es mieux placée pour en parler.

Effectivement. J’aimerais que Juliette puisse aider les gens à réaliser que le corps est secondaire. À travers mon personnage, je suis contente de faire passer un message sur la diversité et l’importance d’être soi-même. Je crois que le film peut aider autant les intimidés que les intimidateurs. J’ai hâte de voir les commentaires des gens. Je crois que ça suscitera une belle vague d’amour.

Pourquoi avoir voulu faire ce métier?

À quatre ans, j’aimais provoquer des réactions chez les gens. Je pleurais en faisant semblant d’avoir perdu ma mère... qui était derrière moi. (Rires) J’aimais qu’on croie à mes histoires. Je me déguisais, je faisais des jeux de rôle. Ma mère m’a inscrite dans une agence. L’école a toujours été prioritaire pour mes parents, mais ils m’ont soutenue dans mon désir de faire ce métier.

Jeune Juliette est actuellement à l’affiche. On verra Alexane cet automne dans Ruptures et dans un nouveau projet, L’effet secondaire.

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