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La Can-Am: une ligue sous-estimée

6-Marc Griffin
Photo d'archives Marc Griffin

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Lorsque l’association professionnelle canadienne et américaine de baseball, mieux connue sous le nom de ligue Can-Am, a lancé ses activités en 2005, le calibre de jeu et la reconnaissance du circuit étaient loin de ce qu’on peut connaître aujourd’hui.  

Souvent comparée au niveau AA, le deuxième niveau inférieur du baseball majeur, la ligue Can-Am a gagné en popularité au fil des ans. De plus en plus, des joueurs qui ont atteint les majeures ou qui ont joué plusieurs matchs au niveau AAA se sont retrouvés avec des équipes de la Can-Am ces dernières années.   

«Certains soirs, le calibre de jeu est assurément équivalent à du AA. La qualité du jeu dans la Can-Am a vraiment augmenté au fil des ans, c’est impressionnant. Souvent, ce sont les lanceurs qui dictent l’allure d’un match. Si les lanceurs sont dominants, les joueurs au bâton doivent s’ajuster, c’est aussi comme ça dans les majeures», a mentionné l’analyste baseball, Marc Griffin, lors de son passage au Stade Canac pour le match des anciens Expos, jeudi dernier.   

Petit regret  

Le québécois, qui a fait partie de l’organisation des Dodgers de Los Angeles et des Expos de Montréal, aurait bien aimé pouvoir jouer pour les Capitales de Québec ou les Aigles de Trois-Rivières durant sa carrière, mais ces organisations n’avaient pas encore vu le jour lorsqu’il a décidé d’accrocher son gant, en 1994.   

«J’aurai adoré ça! Mais dès que j’ai pris ma retraite, j’ai fait le saut à la télévision, pour analyser les matchs des Expos. Jouer avec mon ami Michel Laplante et compagnie, ç’aurait été un beau "trip". Quand les Capitales sont arrivés en 1999, j’ai pensé peut-être revenir, mais avec ma nouvelle carrière, c’était difficile de retourner en arrière», a souligné l’ancien voltigeur, Marc Griffin.   

Québec: une ville de baseball  

Selon l’analyste de baseball à RDS, les Capitales et Québec n’ont rien à envier aux organisations américaines de calibre AA, et même de AAA.   

«La beauté du Stade Canac et la passion des gens de Québec font que les gars adorent jouer pour les Capitales, et ça ne se retrouve pas partout aux États-Unis. La population de Québec a prouvé dans le passé qu’elle appuyait ses équipes de baseball, et ça se poursuit avec les Capitales», a noté Griffin.