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L’ambassade de Chine appelle le Canada à ne pas « s’immiscer » dans les affaires de Hong Kong

Des militants prodémocratie à Hong Kong ont manifesté, entre autres, à Vancouver samedi.
Photo AFP Des militants prodémocratie à Hong Kong ont manifesté, entre autres, à Vancouver samedi.

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Les autorités chinoises dénoncent la prise de position du Canada exprimée par la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, par rapport à la situation à Hong Kong en fin de semaine.

Chrystia Freeland
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Chrystia Freeland

Samedi, dans une déclaration commune, Mme Freeland et Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, mentionnent que «le Canada et l’Union européenne rappellent leurs relations étroites avec Hong Kong en vertu du principe "un pays, deux systèmes" et l’importance qu’ils attachent au maintien de sa stabilité et de sa prospérité». 

«Depuis deux mois, un grand nombre de citoyens exercent leur liberté fondamentale de réunion, rappellent les deux femmes. Cependant, un nombre croissant d’incidents violents inacceptables se sont récemment produits, avec des risques de violence et d’instabilité accrus.» 

Mmes Freeland et Mogherini font référence aux manifestations pro-démocratie monstres qui secouent Hong Kong depuis le mois de juin. 

Devant la façon dont le dossier est géré, les deux femmes ajoutent notamment qu’«il est crucial de faire preuve de retenue, de rejeter la violence et de prendre des mesures urgentes pour désamorcer la situation». 

Dans un communiqué en réaction à cette sortie, l’ambassade de la Chine à Ottawa écrit : «Au mépris de la position [...] de la Chine, la ministre canadienne des Affaires étrangères [...] s’est mêlée des affaires intérieures de Hong Kong et de la Chine». «Nous déplorons et nous nous opposons fermement à une telle initiative.» 

L’ambassade soutient que depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, les principes d’«Un pays, deux systèmes» et de «Les Hongkongais administrant Hong Kong», notamment, «ont été pleinement mis en œuvre». 

«La population de Hong Kong jouit de droits démocratiques sans précédent et d’un large éventail de libertés rarement vues dans le monde», mentionne l’ambassade, ajoutant que «la récente violence radicale a porté atteinte à l'État de droit, à l'ordre social, à l'économie et aux moyens de subsistance et à l'image internationale de Hong Kong». 

«À l'heure actuelle, la tâche la plus urgente et primordiale qui incombe à Hong Kong est de mettre un terme à la violence, de mettre fin au chaos et de rétablir l'ordre, qui constitue également l'opinion dominante du public et la voix forte de la société de Hong Kong.» 

L’ambassade d’Ottawa exhorte le Canada «à respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, à respecter de bonne foi la souveraineté de la Chine et à cesser immédiatement de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine».