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Les Alouettes ont vaincu l’adversité

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Photo Agence QMI, Evan Buhler

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Un match spectaculaire. Un match qui nous a rappelé que les Alouettes, après des années sous la direction d’un directeur général incompétent, ont maintenant toutes les ressources pour défier et vaincre l’adversité.

Samedi, à Calgary, ils ont sûrement convaincu ceux qui avaient perdu tout espoir de revoir cette équipe qui, jadis, était un exemple pour la Ligue canadienne.

« On a commis des erreurs, a souligné Khari Jones, l’entraîneur-chef qui a métamorphosé l’atmosphère dans l’entourage de l’équipe, sauf que nous avons fait suffisamment de bons jeux pour gagner. Ce groupe mérite tout ce qui lui arrive. »

Et, on raconte que, dans le vestiaire, Vernon Adams jr, ce quart-arrière de 26 ans, qui est devenu le grand leader de la formation, avait du mal à cacher ses émotions. « J’avais dit à mes coéquipiers qu’il fallait garder espoir, garder la tête haute, même si on accusait un retard de 11 points. »

La remontée

Et il restait à peine 1,40 minute à faire au quatrième quart.

Six jeux plus tard, sur une distance de 96 verges, les Alouettes marquent un touché.

On connaît le reste de l’histoire.

Un botté court de Boris Bede, capté par les Alouettes. C’est l’égalité et on s’en va en prolongation.

Une fiche de 4-4 qui pourrait possiblement être de 5-3 n’eût été de cette stupide décision, il y a huit jours, de la Ligue canadienne d’accorder la victoire aux Roughriders de la Saskatchewan avec 2,41 minutes à jouer au troisième quart.

Une fiche qui lui confère une position avantageuse en vue d’une qualification aux séries éliminatoires.

« J’aime cette équipe parce que tous ceux qui la composent sont des battants. Ils n’abandonnent jamais. »

La détermination

Cette formation est charriée par une formidable détermination et Adams jr a changé la personnalité de l’équipe.

On ne souffre plus d’aucun complexe, les Alouettes sont menés par un quart fait sur mesure pour la Ligue canadienne. Il court, il passe, il est courageux, il ne craint pas le blitz de l’adversaire, il est créatif, bref, c’est un leader.

Il n’a pas encore le statut d’un quart tout étoile, mais ça viendra avec le temps parce qu’il est entouré par un groupe réalisant qu’il peut encore aller plus loin.

Ce groupe peut rivaliser avec les meilleures formations de la Ligue canadienne.

À preuve, cette unité défensive des Alouettes n’a rien à envier aux autres formations. Elle est dynamique.

On dit souvent qu’on ne doit pas trop s’emballer, surtout quand une organisation semble vouloir sortir de la médiocrité. Peut-être.

Le souvenir

Cependant, le souvenir de ces belles soirées passées au stade McGill, alors que les Alouettes matraquaient leurs rivaux, refait surface. Je ne crois pas que les Alouettes aient atteint les mêmes standards que l’équipe guidée à l’époque par Anthony Calvillo.

Non.

Cependant, elle montre des signes encourageants.

Un match comme celui de samedi, à Calgary par surcroit, un endroit où les Alouettes n’avaient pas gagné depuis 10 ans, a de quoi soulever l’intérêt.

Quand une équipe compose avec l’adversité comme le font les Alouettes depuis le début de la saison, c’est qu’elle a du caractère.

Le temps de procéder

Les performances inattendues de l’organisation ne devraient-elles pas convaincre Randy Ambrosie, le commissaire de la Ligue canadienne, de remettre les clés de l’organisation à un groupe d’hommes d’affaires de Montréal ?

Pourquoi attend-on ? N’est-ce pas l’occasion de sensibiliser les amateurs et les commanditaires à revenir au stade Percival-Molson.

Il y a deux semaines, Éric Lapointe et son groupe ont déposé une offre renouvelée... que le commissaire étudie. Il me semble qu’il étudie depuis des mois. Peut-être a-t-il de la difficulté à bien analyser les plans d’affaires que lui ont proposés ceux qui désirent relancer le football à Montréal ?

Il m’apparaît évident qu’il a semé une telle confusion chez les acheteurs potentiels qu’il ne sait plus comment s’en sortir. Combien de temps lui faudra-t-il pour prendre une décision ?

Dans ce dossier, alors que le football pourrait reprendre son envol au stade Percival-Molson, Ambrosie se couvre de ridicule. Il est temps de passer à la phase finale du transfert des pouvoirs.

Pour l’instant, heureusement pour les propriétaires de la ligue, les Alouettes représentent la plus belle surprise de la saison.

Pourquoi justement les décideurs de la LCF ne profitent-ils de l’occasion pour mettre un terme à cette comédie ?

Un dossier intrigant

Dans l’édition du Journal de samedi, je vous précisais que Patrik Laine était un personnage intrigant.

« Je n’ai rien de mal à dire de Winnipeg, en fait, j’y ai passé de bons moments jusqu’ici, mais on ne sait jamais. »

Les propos de Laine cachent-ils des informations pertinentes ? Les rumeurs voulant que Laine soit dans la vitrine seraient donc bien fondées, sinon, il n’aurait pas fait un tel commentaire.

On rapporte que Kevin Chevaldayoff, le directeur général des Jets, prête une oreille attentive à toutes les offres.

Et les pourparlers avec l’agent de Laine, Mike Liut, sont au beau fixe. On ne se parle pas. Du moins, c’est ce qu’on raconte dans les coulisses de la ligue.

Il faut bien comprendre que les agents et les directeurs généraux sont sur le qui-vive en raison des nombreux joueurs autonomes avec restriction qui n’ont toujours pas signé de nouvelles ententes.