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Testée positive, Laurence Vincent Lapointe est suspendue

Testée positive, Laurence Vincent Lapointe est suspendue
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Ayant échoué à un contrôle antidopage hors compétition effectué à la fin du mois de juillet, la Québécoise Laurence Vincent Lapointe risque maintenant une suspension de quatre ans.  

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Canoë Kayak Canada (CKC) a annoncé lundi qu’une substance interdite avait été trouvée dans un échantillon d’urine de la canoéiste. La firme de relations publiques de l’athlète a ensuite confirmé que la substance en question était le ligandrol.  

La multiple championne du monde est ainsi momentanément suspendue et ne pourra pas participer aux Championnats du monde. Elle fait face à une suspension de quatre ans, si elle est reconnue coupable au terme de l’enquête qui suivra, ce qui la priverait d'une participation aux Jeux olympiques de Tokyo, l'été prochain.  

«À partir de maintenant, il y a un processus administratif qui se met en place, et tant que ce processus-là n’est pas terminé, on ne peut pas dire que l’athlète est coupable. On doit lui laisser une chance de présenter son cas», a expliqué Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS-Institut Armand-Frappier.  

«Un athlète qui est positif au ligandrol, c’est quatre ans de suspension, à moins que l’athlète réussisse à prouver qu’il n’y a aucune négligence, aucune ignorance, et qu'il avait tout fait pour identifier ses produits comme étant de bons produits», a-t-elle ajouté.  

Sous le choc  

Pour sa part, Vincent Lapointe a clamé son innocence. Elle affirme être sous le choc et n’avoir «rien fait de mal».  

«Je suis encore sous le choc et complètement dévastée par la situation, parce que je n'ai absolument rien fait de mal et je n'ai rien à cacher. Je suis une personne intègre. La tricherie sous toutes ses formes me répugne. Je crois en un sport propre et c’est ce que j’applique comme principe dans ma vie d’athlète. Je n’aurais jamais mis à risque mon nom, ma réputation, ma carrière pour améliorer mes performances et creuser l’écart avec mes adversaires», a déclaré Vincent-Lapointe dans un communiqué.  

«Je me sens comme dans un cauchemar. Je n’arrive toujours pas à croire ce qui m’arrive. Depuis que j’ai appris que mon test était positif, il y a quelques jours à peine, j’ai tout mis en œuvre, avec le support de CKC, et dans un court laps de temps, pour trouver d’où provient cette substance interdite trouvée dans mon test et prouver que je suis innocente, honnête et une athlète propre.»  

L'appui de la fédération canadienne  

CKC ont indiqué qu’ils appuyaient leur athlète, affirmant que «la substance trouvée a fait l'objet de récents cas de suppléments contaminés» et que ce «résultat anormal pourrait être causé par l'utilisation involontaire et inconsciente d'une substance interdite».  

«CKC soutient pleinement Laurence dans cette situation extrêmement difficile et malheureuse. Nous ferons tout en notre pouvoir pour l'aider à prouver son innocence, a ajouté Casey Wade, chef de la direction de la fédération nationale, dans un communiqué. Il va sans dire, CKC croit fermement en un sport propre, mais nous avons de fortes raisons de croire que Laurence a pris toutes les précautions nécessaires à l’égard des règles et des procédures liées à l'antidopage, et qu'elle n'a pas intentionnellement pris de substance interdite. Nous continuerons de l’aider afin de déterminer comment cette situation a pu se produire.»  

Vincent Lapointe s’entretiendra avec les médias mardi.  

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Laurence Vincent Lapointe  

27 ans  

Originaire de Trois-Rivières  

Palmarès international  

Jeux panaméricains: 2015 - OR (C-1 200 m)  

Championnats du monde ICF: 2017 - OR (C-1 200 m), OR (C-2500 m); 2014 – OR (C-1200 m); 2013 – OR (C-1200m), OR (C-2500 m); 2011 - OR (C-1200 m), OR (C-2500 m); 2010 – OR (C-1200 m), OR (C-2500 m)  

*Données tirées du site du Comité olympique canadien

ÉCOUTEZ l'entrevue de Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS-Institut Armand-Frappier, sur QUB radio: