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Un deuxième feu en 19 ans dans cette ferme

Une centaine de bêtes ont péri à Princeville, intoxiquées par la fumée ou brûlées vives par le violent incendie

Incendie Princeville
Photo Courtoisie, lanouvelle.net Les flammes ont rasé la ferme laitière Renaude dans la nuit de dimanche à lundi, à Princeville.

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Le sort semble s’acharner sur une famille du Centre-du-Québec alors qu’un deuxième incendie en moins de 20 ans a anéanti sa ferme laitière.

« On ne souhaite ça à personne », a soufflé la femme du fermier Raynald Trottier, qui préfère taire son prénom, en pointant tristement les restes fumants de leur ferme laitière, située sur le 10e rang, à Princeville, près de Victoriaville.

En 2001, un premier incendie d’origine électrique avait rasé la ferme Renaude, mais la famille avait tout rebâti.

Trop tôt

Vers 3 h 15, lundi, le malheur s’est abattu une nouvelle fois sur la famille Trottier, lorsqu’un violent brasier a calciné plus d’une centaine de bêtes enchaînées, dont les trois quarts servaient à la production laitière. Certains animaux sont sortis d’eux-mêmes de l’étable, mais ils ont dû être euthanasiés par le vétérinaire en raison de la fumée inhalée.

« L’enquête ne permet pas encore de déterminer la cause, mais les flammes se seraient propagées à partir de la laiterie », explique Pierre Bouffard, du Service de sécurité incendie de Princeville.

Alertés par le chien

La chienne Molly, qui a alerté ses propriétaires.
Photo Jonathan Tremblay
La chienne Molly, qui a alerté ses propriétaires.

C’est la chienne de la famille, Molly, un labrador de 3 ans, qui a réveillé la maisonnée pour avertir ses maîtres qu’un incendie faisait rage.

« C’était pas un aboiement comme d’habitude, comme pour nous dire : réveillez-vous ! a confié Mme Trottier. Je ne sais pas ce qui serait arrivé si elle ne nous avait pas avertis. »

La résidence a été arrosée afin d’éviter la propagation. Le Journal a pu constater qu’une vingtaine de pieds séparaient la maison du bâtiment détruit.

Très attristée par la perte de toutes ses vaches, la famille Trottier ne pouvait avancer lundi si elle allait reconstruire une seconde fois.

« On avait de la relève. On était bien entourés. Le plus important, c’est qu’il n’y ait pas eu de mort humaine », a conclu Mme Trottier, en regardant ses deux fils.