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À la rescousse des médias!

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Ainsi, le Groupe Capitales Médias, qui possède entre autres Le Soleil, Le Droit et Le Nouvelliste, a déclaré faillite.

La nouvelle, si elle n’a pas surpris grand monde dans le milieu des communications, semble inquiéter Justin Trudeau­­­.

« On va toujours être là pour regarder comment on peut aider les médias en difficulté », a-t-il lancé.

UNE RÉVOLUTION

Je comprends qu’un pays démocratique a besoin d’une pluralité de points de vue.

Mais je me pose quelques questions...

Le monde vit présentement une révolution technologique plus importante que la révolution industrielle qui a transformé la face du monde au XIXe siècle.

Cette révolution frappe de nombreuses industries de plein fouet : l’industrie du transport, l’industrie des télécommunications, l’industrie du tourisme, l’industrie de la restauration, le commerce au détail, etc.

Il n’y a que les cordonniers qui ne sont pas touchés par cette vague.

Et même encore, bientôt, on aura une application pour échanger nos souliers.

Comme dit la formule populaire : « Y’a une application pour ça ! »

Les taxis, les stations de télé, les restaurants, les hôtels, les boutiques de vêtements, les centres commerciaux, les journaux, les magazines, les stations de radio, les musiciens, les propriétaires de cinémas et de salles de spectacles, les producteurs – tout le monde boit la tasse.

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Nos gouvernements devraient­­­ aider tout ce beau monde ?

Je ne suis pas un adepte du capitalisme sauvage, mais à un moment donné, si tu n’as pas vu la vague venir, et si tu as continué de mener ta business comme tu le faisais en 1960, c’est dommage, mais c’est ton problème !

DES MÉDIAS DÉCONNECTÉS

Qui on aide, qui on lâche ?

Qui on sauve, qui on condamne à mort ?

Si ton journal est de moins en moins lu, ce n’est peut-être pas seulement à cause des méchants médias sociaux.

C’est peut-être aussi parce que tu défends des points de vue que ne partage pas l’ensemble de la population.

Parce que tu es déconnecté de ton lectorat.

Si tu passes ton temps à dire que la loi 21, c’est de la merde, alors que 70 % de la population la défend et l’appuie, ça se peut que des gens cessent de lire ton journal et mettent fin à leur abonnement, non ?

Autour de moi, je connais plein de gens qui ont cessé de lire Le Devoir, car ils ne se reconnaissent plus dans le discours hyper gauchisant du quotidien.

Je dis ça comme ça...

La diversité des points de vue devrait AUSSI se refléter à l’intérieur même des journaux, non ?

LES MESURES NÉCESSAIRES

C’était écrit dans le ciel : pour survivre, les journaux devront revoir leur façon de faire les choses.

Certains ont vu venir la vague : ils ont pris les mesures qui s’imposaient pour survivre. Ils ont réduit leur salle de rédaction, diminué le nombre de journalistes, misé sur la convergence­­­...

À l’époque, ces mesures ont été décriées par la petite gogauche­­­ et le milieu syndical.

Or, vous savez quoi ? C’était EXACTEMENT ce qu’il fallait faire !

Et là, nos gouvernements vont aider les entreprises qui n’ont pas eu le courage ni la sagesse de prendre les mesures nécessaires pour survivre ?

Bizarre...