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Larry Robinson, la force tranquille des Blues

Larry Robinson, la force tranquille des Blues

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Les joueurs de hockey subissent une pression énorme en séries éliminatoires, surtout en finale. C’est pourquoi la présence d’une légende comme Larry Robinson dans l’entourage des Blues a aidé la formation de St. Louis à décrocher la première coupe Stanley de son histoire.

«Tu ne peux pas jouer les matchs à leur place, mais beaucoup de gars, surtout les jeunes, sont nerveux, car c’est une situation nouvelle pour eux», a expliqué l’ancien défenseur du Canadien de Montréal qui participait lundi au tournoi Invitation Serge Savard, à Laval.

«Tu peux donc avoir un effet calmant et rendre les choses plus faciles pour eux, a-t-il ajouté. C’est ce que j’essaie de faire, alléger l’atmosphère le plus possible.»

Le membre du Temple de la renommée a un rôle de consultant et d’entraîneur-adjoint avec les Blues.

Dix bagues

Robinson sait de quoi il parle quand il est question de championnat, lui qui compte maintenant 10 bagues de la coupe Stanley, dont six comme joueur avec le Canadien. Il a soulevé le précieux trophée dans cinq décennies différentes.

«C’est mon gendre qui m’a fait remarquer cela. C’est assez spécial et cela veut dire que je me fais vieux, a lancé à la blague l’homme de 68 ans. Mais cela veut aussi dire que j’ai eu la chance de faire partie d’excellentes organisations. C’est quelque chose dont je suis fier, mais j’essaie encore de rattraper Henri [Richard, qui a gagné 11 coupes]. J’ai du travail à faire.»

Distractions

Les Blues ont soulevé le précieux trophée en juin après avoir gagné le septième match de la finale au domicile des Bruins de Boston. Ils auraient pu l’emporter trois jours plus tôt, à la maison, mais Robinson n’est pas surpris que son équipe ait dû attendre à la rencontre suivante.

«Si vous m’aviez demandé si nous allions gagner le match numéro 6, j’aurais probablement gagé ma maison que nous n’allions pas y arriver, a reconnu Robinson. D’abord, il y avait 150 000 personnes à l’extérieur de l’aréna. Tout le monde avait de la famille en ville et il y avait des préparatifs si jamais nous gagnions la coupe. Il y avait trop de distractions.»

«C’est probablement pourquoi nous étions une si bonne équipe à l’étranger, car notre équipe n’avait qu’à penser au hockey et rien d’autre», a-t-il poursuivi.

Parcours magique

Bien au-delà de son implication dans la conquête des Blues, Robinson se souvient surtout du redressement que la formation a réussi à faire en 2018-2019, elle qui croupissait au dernier rang du classement général de la Ligue nationale de hockey (LNH) au début du mois de janvier.

«[L’entraîneur-chef] Craig Berube a fait un travail fantastique pour rassembler tout ce beau monde, a dit Robinson. Nous avons été un peu chanceux avec [le gardien] Jordan Binnington, qui a bien joué pour nous. Au départ, nous étions un groupe d’individus et nous sommes devenus une équipe qui voulait jouer ensemble.»