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Le CELI est mal exploité, selon un sondage

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TORONTO – Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) reste sous-exploité, bien qu'il soit plus populaire que le REER, indique un nouveau sondage.

Selon une étude de la RBC dévoilée mardi, environ 43% des répondants continuent de se servir du CELI comme d'un outil d’épargne, au lieu de réaliser des placements aux rendements libres d’impôt.

«Les Canadiens aiment pouvoir utiliser leur CELI pour épargner, mais ils ne devraient pas s’arrêter là. Le véritable avantage de cette solution, ce n’est pas qu’elle peut servir de compte d’épargne à court terme, c’est qu’elle permet d’atteindre ses objectifs», a expliqué Brigitte Felx, planificatrice financière chez RBC.

Cette dernière estime notamment qu’il faut investir les fonds du CELI «pour profiter de la composition des intérêts, qui fait en sorte que les revenus génèrent d’autres revenus. On touche des intérêts sur le placement initial, mais aussi sur les intérêts eux-mêmes».

L’étude de la RBC note que 57% de la population totale dit avoir un CELI, tandis que 52% affirme détenir un régime enregistré d’épargne-retraite (REER).

Ceux qui ont retiré des fonds de leur compte d’épargne libre d’impôt (35%) l’ont fait pour rembourser une dette (25%); pour un achat spécial ou important (24%); pour une situation d’urgence (20%) ou pour des dépenses courantes (19%).

Selon le sondage, deux titulaires de CELI sur trois (65%) n’ont effectué aucun retrait dans leur compte.

«Les Canadiens ont souvent des fonds qui dorment longtemps dans leurs comptes d’épargne, y compris leurs CELI, a ajouté Mme Felx. Pourquoi ne pas trouver comment les investir pour les faire fructifier? On peut ainsi accroître son épargne de façon flexible pour atteindre ses objectifs à court et à long terme.»

Le sondage a été fait en ligne par la firme Ipsos du 20 au 26 novembre derniers, auprès de 2000 Canadiens de 18 ans ou plus.