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Ligne offensive : les Carabins misent sur la stabilité

Ligne offensive : les Carabins misent sur la stabilité
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Les Carabins de l’Université de Montréal souhaitent continuer à miser sur un bon jeu au sol cette année et pour y arriver, ils pourront profiter de la stabilité de leur ligne à l’attaque. 

Meneurs au chapitre des verges cumulées et des touchés au sol en 2018, les Carabins n’ont perdu que Gustave Sylvestre comme partant au sein de la ligne offensive. Sylvestre sera par ailleurs de retour à titre d’assistant-entraîneur. Pas de surprise donc que l’instructeur de la ligne, Mathieu Pronovost soit optimiste pour la saison à venir. 

«Gustave est un gros morceau à remplacer, mais sinon, tous les autres joueurs sont de retour. On a aussi des gars qui n’étaient pas nécessairement partant l’an passé qui vont l’être cette année», a analysé Pronovost. 

«On a de très bons joueurs, avec un bon mélange de jeunes et de vétérans. Les gars jouent bien, alors je suis très content de ce que je vois jusqu’à maintenant. Ils s’entraînent contre une très bonne ligne défensive qui va très vite, donc ça accélère le développement.» 

Le temps des tests 

Depuis le début du camp d’entraînement, les Carabins comptent sur 12 joueurs de ligne à l’attaque. De ce nombre, quatre sont des recrues, soit William Moses, Philippe Boucher, Thierry Bernier et Gabriel Turcotte-Serrecchia. Toutes d’excellentes acquisitions, de l’avis du vétéran Pier-Olivier Lestage. 

«Ça se passe super bien. Ils s’intègrent bien. C’est sûr que lors de ta première année, tu fais beaucoup plus de vidéo, mais ils font de l’excellent travail jusqu’à maintenant», a-t-il avancé. 

Le groupe d’instructeurs a encore du travail à faire toutefois avant d’établir une liste de partants pour le premier match de la saison et il profite du camp pour faire quelques expérimentations. 

«On essaie différentes configurations. On a différents scénarios à considérer. On veut que tous les gars soient capables d’avoir plus qu’une position. Ça se dessine tranquillement», a dit Pronovost. 

Le titre et rien de moins 

L’entraîneur est toutefois bien au fait que sa ligne devra améliorer un aspect bien précis: la protection du quart. Si plusieurs facteurs peuvent expliquer les 22 sacs concédés en 2018, soit le deuxième pire rendement du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), des ajustements seront apportés. 

«Il y a évidemment des choses à peaufiner, mais on est à l’aise avec notre groupe. Ce sera simplement, parfois, d’avoir des porteurs de ballon ou des receveurs en protection, mais la clé, c’est de continuer à connaître du succès avec le jeu au sol pour éviter les deuxièmes jeux et long.» 

«On en parle beaucoup: il faut toujours améliorer la communication. Il faut que tous les joueurs de la ligne soient sur la même longueur d’onde. On essaie de se parler un peu plus avant que le ballon ne soit mis en jeu», a quant à lui expliqué Lestage. 

Toutefois, les statistiques importent peu pour Pronovost. 

«La meilleure ligne à l’attaque demeurera toujours celle qui va soulever le trophée à la fin du mois de novembre, et ça, nous n’avons pas réussi à le faire depuis quelques années. C’est ça, notre objectif.»