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Québec 21 veut savoir qui va payer si les coûts explosent

Québec 21 veut savoir qui va payer si les coûts explosent
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

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L’opposition à l’hôtel de ville de Québec craint des dépassements de coûts pour le projet de tramway et interpelle les premiers ministres Justin Trudeau et François Legault pour savoir qui paiera la note dans une telle éventualité.

L’administration Labeaume a toujours esquivé la question, assumant depuis le tout début qu’il y aurait « zéro augmentation » des coûts. Le maire de Québec a répété à moult reprises, depuis un an et demi, que le budget de 3,3 milliards $ incluait déjà une contingence de 500 M$ pour les imprévus.

Sceptique, le chef de Québec 21 dit vouloir s’assurer que la question soit vidée au plus vite, craignant que la Ville doive débourser davantage que sa contribution annoncée de 300 M$. « Il faut qu’on règle ça avant le début de la construction du projet parce que pour l’instant, ce n’est pas clair. Nous, on ne veut pas que ça soit les citoyens de Québec qui ramassent la facture s’il y a des dépassements », a déclaré Jean-François Gosselin en entrevue mardi.

L’opposition reprend à son compte les inquiétudes formulées par l’Association des constructeurs de routes et grands travaux qui redoute des dépassements de coûts pour les chantiers majeurs en raison de la pénurie de main-d’œuvre.

Le cabinet du maire Labeaume n’a pas voulu commenter la sortie de Québec 21.

Pas un sou de plus de l’État

La participation du Québec au projet ne dépassera pas 1,8 milliard $, a d’ores et déjà confirmé le gouvernement Legault. En point de presse à Québec, lundi, le premier ministre du Canada a fait de même, confirmant une participation d’Ottawa « jusqu’à 1,2 milliard $ », a-t-il déclaré.

Dans une lettre du ministre fédéral de l’Infrastructure transmise le 9 juillet dernier au ministre des Transports du Québec, il est écrit noir sur blanc que « pour toute dépense non admissible ou dépassement de coûts, le Canada ne sera pas responsable financièrement ».

La lettre de financement, obtenue par Le Journal en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, précise par ailleurs que la Ville de Québec devra attendre le feu vert d’Infrastructure Canada avant d’entreprendre les travaux de construction.

La composante « tramway » du projet est notamment visée par la nouvelle loi sur l’évaluation d’impact qui doit entrer en vigueur prochainement. Une autre condition oblige la consultation préalable des groupes autochtones et la prise, au besoin, de mesures d’accommodement avant que ne débute, par exemple, le défrichage sur certaines terres domaniales.

— Avec Marc-André Gagnon et Marie-Christine Trottier