/opinion/columnists
Navigation

Tramway : enfin !

Coup d'oeil sur cet article

Le roman-feuilleton sur le financement­­­ du tramway-trambus de Québec a enfin connu son dénouement hier. C’est là que commence le véritable travail.

Pour la Ville de Québec, qui réfléchit à ce grand projet – le plus important de son histoire – depuis plus de 10 ans, il fallait parvenir à boucler le financement d’ici la campagne fédérale, dont le déclenchement est imminent. On ne sait jamais ce qui peut se passer dans l’urne.

Or, les conservateurs ne se sont jamais montrés très enthousiastes face à un projet de transport structurant.

Ce fut le contraire avec les libéraux de Justin Trudeau, qui ont mis les bouchées doubles pour que le transport en commun se développe partout au pays.

Québec avait pris un retard considérable, le plus important par rapport aux autres villes de même taille.

Le projet de la Ville bénéficiait d’un appui unanime à l’Assemblée nationale du Québec. Il ne fallait pas passer à côté. Le financement ainsi bouclé place le projet à l’abri.

Boulot colossal

Maintenant, la Ville de Québec fera face à un autre type de boulot colossal, celui de bien informer les citoyens et commerçants qui seront touchés par l’aménagement du projet.

Il faudra ainsi prévoir non seulement de vastes campagnes d’information, mais aussi des programmes de compensation financière afin de minimiser les dégâts. C’est ce qu’on a fait à Bordeaux, comme l’a rapporté ma collègue Stéphanie Martin.

Élégance

Il faudra aussi penser à adopter un autre ton que celui qu’a employé Rémy Normand, vice-président exécutif à la Ville de Québec et responsable du dossier, lorsqu’il s’est adressé aux commerçants de la route de l’Église.

Un projet de cette envergure nécessite en effet un maximum d’adhésion. Il suscite beaucoup d’enthousiasme chez bon nombre de gens d’affaires qui ont pris la peine d’y réfléchir et de s’informer.

Il ne faudrait cependant pas provoquer l’effritement de cet enthousiasme en se montrant froid et insensible.

Le rôle des élus consiste non seulement à prendre les décisions et donner les orientations, mais aussi à écouter les doléances de la population. C’est après tout l’avenir de Québec, son développement et la qualité de vie de ses citoyens qui sont ici en jeu.