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Adolescent paraplégique: la Ville de Carleton-sur-Mer n’est pas responsable

 La victime, Marc-Antoine Essiambre
Capture d’écran CHAU-TVA La victime, Marc-Antoine Essiambre

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La Ville de Carleton-sur-Mer en Gaspésie n’est pas responsable de l’accident qui a causé de graves blessures à un jeune de 15 ans lorsqu’il a plongé tête première dans la mer, tranche la Cour supérieure.

Marc-Antoine Essiambre s’apprêtait à participer à une activité de kayak lorsqu’il a décidé de suivre un ami en plongeant tête première dans l’eau, en août 2010 à Carleton-sur-Mer, en Gaspésie. Il s’est blessé à la colonne vertébrale et se déplace désormais en fauteuil roulant.

Sa famille et lui réclamaient 8 M$ à la Ville de Carleton-sur-Mer, ainsi qu’à Écovoile qui exploite des activités nautiques à cet endroit et Justice Alternative qui avait organisé l’activité ce jour-là.

Aucune des trois organisations n’a été jugée responsable.

« Les graves blessures de Marc-Antoine [...] sont les séquelles d’un plongeon dans la mer décidé sur un “coup de tête” », écrit le juge Simon Hébert de la Cour supérieure, dans sa décision rendue le 15 août dernier.

Il estime que la Ville n’a pas l’obligation de tout prévoir ou d’informer les utilisateurs qu’une baignade à la mer comporte ses risques, car « cela coule de source. La composition et la forme des fonds marins sont tributaires des mouvements et de la force des marées. La Ville n’a certes pas l’obligation de nettoyer les fonds marins », tranche le juge.

Quant à Écovoile, là où devait se tenir l’activité, le juge a rappelé que la baignade ne faisait pas partie des options du groupe ce matin-là. « Il (Marc-Antoine Essiambre) n’a pas suivi les consignes et c’est à la surprise du groupe qu’il s’est élancé dans l’eau peu profonde pour y plonger, alors qu’il ne voit pas le fond marin », estime le juge Hébert.

« Utile » pour la communauté

Ce dernier a aussi indiqué à la toute fin de sa décision que cette affaire fera œuvre utile au sein de la communauté. « (Elle) risque d’avoir un impact sur les pratiques des utilisateurs de la plage municipale et éventuellement du quai, duquel plusieurs personnes s’élancent. »

Considérant les délais d’appel, le bureau des avocats de la Ville de Carleton-sur-Mer a indiqué qu’aucun commentaire ne serait émis pour le moment.

Marc-Antoine Essiambre et sa famille ont 30 jours pour faire appel.

 
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