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Des étudiantes voilées n’abandonneront pas

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À quelques jours de la rentrée, la loi sur la laïcité du gouvernement Legault ne semble pas changer les plans pour les jeunes femmes voilées qui étudient en enseignement et en techniques policières.

Pour Nancy Nazha, étudiante en adaptation scolaire et qui fait déjà de la suppléance dans des écoles primaires, il n’est pas question d’interrompre son baccalauréat cette année à l’UQAM pour un autre choix de carrière.

«J’ai toujours des plans B, mais je vais continuer et je vais voir ce qui va se passer à la fin», a-t-elle déclaré en entrevue à TVA Nouvelles.

Nancy Nazha sait qu’elle pourra toujours quitter le Québec pour l’Ontario afin d’exercer son métier de rêve.

Elle soutient que le port du voile ne change absolument rien à la perception des jeunes à l’égard du professeur.

«Si vous allez voir dans les classes comment ça se passe, ça n’affecte en rien le quotidien des élèves», a-t-elle indiqué.

TVA Nouvelles a aussi joint au téléphone Sondos Lamrhari, qui a fait la manchette l’an dernier parce qu’elle est la première étudiante en techniques policières à porter le voile au Québec. La jeune femme demeure convaincue qu'elle veut devenir policière, mais elle est tout aussi persuadée de vouloir garder son hijab. Elle nous a confirmé qu’elle va terminer ses études au collège Ahuntsic dans le but d’exercer son futur métier.

Ichrak Nourel Hak – une étudiante en enseignement qui porte le voile –, le Conseil national des musulmans canadiens et l’Association canadienne des libertés civiles contestent devant les tribunaux certains articles de la loi sur la laïcité.

La Cour d’appel du Québec a accepté au début du mois d’entendre leur cause.