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Il nie avoir été le pimp d’une jeune

L’employé d’école affirme plutôt avoir aidé la victime alléguée dans ses problèmes financiers

Accusé de proxénétisme, Denis Désiré, un ancien responsable de la sécurité d’une école secondaire, a témoigné pour sa défense, mercredi, au palais de justice de Montréal.
Photo Chantal Poirier Accusé de proxénétisme, Denis Désiré, un ancien responsable de la sécurité d’une école secondaire, a témoigné pour sa défense, mercredi, au palais de justice de Montréal.

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Un employé d’école accusé de proxénétisme jure n’avoir jamais forcé sa victime alléguée à se prostituer. L’argent reçu servait selon lui à rembourser des sommes qu’elle lui devait, notamment pour un logement et des meubles.

« Si elle m’avait dit qu’elle se prostituait, je ne l’aurais jamais fait entrer chez moi, je ne l’aurais jamais présentée à mes amis, ils se seraient moqués de moi », a affirmé Denis Désiré lors de son procès, mercredi, au palais de justice de Montréal.

L’homme de 45 ans, qui était responsable de la sécurité à l’école secondaire Calixa-Lavallée à Montréal-Nord, s’est ainsi défendu contre les accusations de proxénétisme qui pèsent contre lui.

Danseuse nue

La semaine dernière, sa victime alléguée avait expliqué au tribunal l’avoir rencontré par l’entremise d’amis, alors qu’elle n’avait que 15 ans. La jeune femme, maintenant âgée de 23 ans, dansait déjà dans des bars.

Une fois la jeune fille devenue majeure, Désiré l’aurait couverte de cadeaux, en lui promettant qu’avec lui, elle arrêterait de danser. Sauf qu’à la place, l’accusé l’aurait forcée à se prostituer au Québec, mais aussi en Ontario, au Manitoba et en Alberta. Tout son argent était envoyé à Désiré, avait-elle juré.

« Sinon, ça finissait mal, très mal », avait-elle témoigné.

L’accusé, qui s’implique auprès des jeunes de Montréal-Nord, a plutôt affirmé mercredi avoir été en couple avec la jeune femme, et que les dépôts d’argent servaient à rembourser les dépenses pour les services qu’il lui rendait.

« Elle m’a déjà envoyé de l’argent pour que je le donne à sa mère, j’avais une bonne relation avec », a-t-il donné en exemple.

Une chaîne de 1000 $

D’autres sommes ont servi à acheter des fournitures pour l’appartement de la jeune femme que Désiré louait à son propre nom, ou encore pour rembourser une chaîne d’une valeur de 1000 $, que la plaignante aurait brisée.

« Je lui avais dit que j’allais l’aider, et elle m’avait dit qu’elle allait travailler, a-t-il dit. Elle avait dit être danseuse, jamais elle n’a parlé de prostitution. Si je l’avais su, je ne l’aurais jamais touchée, je ne veux pas avoir de relation avec une escorte. »

Contre-interrogé par le procureur Pascal Dostaler, l’accusé a maintenu sa version.

« Quand elle n’avait pas d’argent, elle m’appelait ; je l’ai aidée, parce que c’était ça ou elle était dans la rue », a-t-il affirmé.

Son contre-interrogatoire se poursuit vendredi.