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La renaissance du lac Paul

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MONTS-VALIN | Après avoir connu quelques années difficiles en matière de résultats de pêche intéressants, la Pourvoirie du Lac-Paul a réussi à renaître pour redevenir une destination de premier plan dans les Monts-Valin, au cœur du Croissant Vermeil.

Vers la fin des années 70, alors que je commençais ma carrière au Journal, je m’étais rendu à quelques reprises au lac Paul, pour pêcher les truites mouchetées, des trophées que ce lac imposant contenait.

À cette époque, le seul moyen de transport était l’hydravion d’Air Saguenay, à partir de la base de Saint-David-de-Falardeau, un périple que bon nombre de pêcheurs ont fait au fil du temps.

Plusieurs pêcheurs ont pu récolter de très beaux spécimens à la Pourvoirie du Lac-Paul.
Photo courtoisie
Plusieurs pêcheurs ont pu récolter de très beaux spécimens à la Pourvoirie du Lac-Paul.

Puis, il y a eu l’arrivée de la route qui a changé la donne. La pression de pêche intense avait affecté la grosseur des truites qui peuplaient le lac.

Aujourd’hui, dans le cadre d’un imposant plan de gestion, les truites de belle taille sont revenues dans le lac.

« De concert avec les propriétaires de la pourvoirie, nous avons entrepris une vaste opération de renaissance du lac, en organisant de façon systématique une saine gestion de la pêche qui a permis de ramener des truites de très belles tailles dans le lac », explique Denis Gagnier, lequel gère la pourvoirie en compagnie de sa conjointe Jeannine Bouchard.

« Il fallait donner un coup de barre pour redonner au lac ses lettres de noblesse. Nous l’avons fait de concert avec les pêcheurs qui nous visitent annuellement. »

Aujourd’hui, les truites touchent davantage la demi-livre et même la livre dans le lac principal. Autour, dans les petits lacs, les pêcheurs ont capturé de très beaux spécimens.

« Nous avons bon espoir qu’en continuant d’appliquer notre plan, sous peu, le lac Paul reprendra sa place de choix parmi les destinations recherchées sur les Monts-Valin », ajoute M. Gagnier.

Lors de notre passage, alors que les conditions de pêche étaient très difficiles, nous avons réussi à déjouer quelques truites, mais rien qui donnerait crédit à ce qu’on y pêche habituellement.

Seules les cuillères de couleur orange, qui pouvaient descendre plus bas dans les fosses, ont donné de bons résultats. Lake Clear, Majik ou Cami, tout fonctionnait.

LES SERVICES

Cette pourvoirie est située au kilomètre 168 de la route des Passes. On peut y avoir accès via Alma et Saint-Ludger-de-Milot. Il faut compter cinq heures depuis Québec pour atteindre la pourvoirie.

Toutes les installations sont situées sur une île. À votre arrivée, le transport est assuré par le personnel qui utilise un ponton pour vous faire découvrir, au milieu de nulle part, le confort total de la pourvoirie.

Sur place, on retrouve sept chalets pouvant accueillir jusqu’à 12 personnes.

Ils sont entièrement équipés pour un séjour en plan européen, avec une cuisine très bien équipée. Il y a l’eau courante, une cuisinière au gaz et l’électricité 12 volts, grâce à un système solaire plutôt imposant. La salle de bains intérieure est complète.

Il faudrait changer le nom de forfait européen en forfait européen plus, en raison de plusieurs petits suppléments comme les linges à vaisselle, les essuie-tout et autres outils nécessaires pour votre séjour, qui sont fournis par la pourvoirie. Ces petites attentions n’existent pas, ou presque pas, dans les autres pourvoiries.

Sur place, vous aurez à votre disposition des embarcations à moteur et un ensemble de survie. La pourvoirie est membre Airmedic.

L’OFFRE

Sur le territoire de 98 km2, on retrouve 26 lacs et deux rivières. Naturellement, comme nous nous retrouvons au cœur des Monts-Valin, l’espèce vedette est la truite mouchetée. Il est aussi possible de pêcher le brochet dans la rivière Manouane.

Trois forfaits sont offerts. Le premier inclut tous les services avec des limites de 15 truites mouchetées et 5 brochets. Le familial offre à deux adultes et trois enfants de vivre une aventure de pêche très spéciale. Enfin, il y a le forfait de chasse à l’ours et de pêche. La chasse se fait sur des sites appâtés avec des caches fermées.

Si vous cherchez une destination de pêche dans les Monts-Valin, vous ne vous tromperez pas. Les gens du lac Paul ont su créer un site unique en plein milieu d’une véritable mer intérieure où les truites mouchetées abondent. Dans les petits lacs, de belles prises vous attendent.

Pour tout savoir : 418 549-7316 poste 35, 581 306-4488 ou info@pourvoiriedulacpaul.com.

Un nouveau salon

Le promoteur Pierre Mondou, qui possède depuis de nombreuses années les différents salons nationaux de la pourvoirie, dont celui de Québec, qui se déroulera du 16 au 19 janvier, a décidé d’ajouter un nouvel événement. En plus de Québec, Laval, Trois-Rivières et Sherbrooke, les amateurs ont maintenant rendez-vous à Saint-Hyacinthe. La première édition aura lieu du 31 janvier au 2 février. Comme le veut la coutume dans ces salons, le stationnement est gratuit pour les visiteurs. Les visiteurs de moins de 18 ans sont admis gratuitement. Info : www.pourvoirie.net.

Rétention de grands saumons

Depuis le 1er août, une nouvelle mesure concernant les grands saumons de plusieurs autres rivières du Québec est en vigueur. Ainsi, il est maintenant possible de conserver un grand saumon, mesurant 63 centimètres et plus, sur les rivières Darmouth, Saint-Jean et York en Gaspésie. Même chose pour la rivière Matane au Bas-Saint-Laurent et pour les rivières du Gros Mécatina, Napetipi, Saint-Paul et Vieux Fort sur la Côte-Nord. Cette décision a été prise parce que dans ces rivières, la cible de gestion des dernières années a été atteinte. Mentionnons que la permission de garder de grands saumons sur d’autres rivières du Québec est déjà en vigueur. Pour tout savoir : www.mffp.gouv.qc.ca, sous les onglets Faune, puis Réglementation.