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Péréquation: Legault persiste et signe

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Même si son interprétation de l’histoire diffère de celle de son homologue albertain, Jason Kenney, le premier ministre François Legault persiste à dire que la péréquation fait partie de la constitution depuis le jour 1 du Canada.  

Le week-end dernier, le premier ministre albertain a menacé une fois de plus de tenir un référendum sur la péréquation, à défaut de pouvoir concrétiser ses projets de pipelines.  

La réplique du premier ministre du Québec ne s’est pas faite attendre. Lors du congrès de la relève caquiste, François Legault a martelé que la péréquation existe depuis le 1er jour de la confédération canadienne, en 1867 et qu’elle ne peut donc pas être remise en question.  

«Faux», a répondu le premier ministre albertain, en rappelant que lorsque «le principe de la péréquation a été inclus pour la première fois dans la Loi constitutionnelle de 1982, le Québec a refusé de signer».  

«Je pense que Jason et moi nous avons tous deux raisons», a réagi mercredi M. Legault. S’il est vrai que «le programme a été mis en place plus tard», «les principes de la péréquation étaient là en 1867», considère M. Legault.  

Son cabinet a précisé qu’il faisait référence à l’article 118, qui prévoyait la distribution de subventions aux différentes provinces en fonction du nombre d’habitants.  

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«Aucun lien» avec les oléoducs  

Son ministre des Finances, Eric Girard, a quant à lui accusé M. Kenney de faire «de la politique» sur le dos de la péréquation. À l’instar du premier ministre Justin Trudeau, en début de semaine, M. Girard a rappelé que la formule actuelle de calcul des transferts entre provinces a été établie en 2007 par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, dont faisait partie M. Kenney.  

M. Girard est aussi d’avis qu’il n’y a «aucun lien» entre les projets d’oléoducs souhaités par l’Alberta et la péréquation, qui est un programme fédéral.  

«Nous sommes présentement la province qui en reçoit le plus en dollars absolus, mais le moins par habitant, et puis ça, c’est important le dire», a souligné le ministre des Finances du Québec.