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Un employé de Walmart face à son PDG contre la vente d’armes à feu

Un employé de Walmart face à son PDG contre la vente d’armes à feu
AFP

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Les États-Unis, c’est Hollywood, la NFL et la possibilité d’acheter un petit pistolet en faisant son épicerie au Walmart. Mais si on en croit la pétition envoyée par Thomas Marshall, employé de la multinationale, à son PDG, cela pourrait disparaître.

Hier, M. Marshall, un employé en commerce électronique de Walmart, a transféré une pétition à Doug McMillon, président directeur général de l’entreprise. Le document, signé par plus de 128 000 personnes, demandait que la compagnie cesse de vendre des armes à feu.

Les signataires appelaient également l’entreprise d'empêcher les clients portant une arme d’entrer sur le terrain des établissements Walmart et d’arrêter toute contribution à des politiciens recevant de l’argent de la National Rifle Association, le lobby américain des armes à feu.

Dans son message, le salarié affirmait que les «clients ne se sentent plus aussi en sécurité qu’auparavant». Basé à San Bruno en Californie, il avait participé à l’organisation d’une grève de protestation contre la vente d’armes par son employeur.

Suite à deux fusillades ayant fait 24 victimes dans ses magasins, le PDG de Walmart a annoncé que la réponse de l’entreprise sera «réfléchie et délibérée».

Néanmoins, Walmart ne prévoit pas arrêter de vendre des armes ou des munitions malgré les deux fusillades d’El Paso et de Southaven. Business Insider rapporte les propos d’un porte-parole de l’entreprise qui déclare «[qu’] avec un million d’associés et des millions de clients, nous écoutons un grand spectre d’avis et de perspectives».

Bien que l’initiative de M. Marshall semble caduque, elle ne montre pas moins une nouvelle forme de mobilisation des employés, plus axée sur le bien-être de la société.

Cela a notamment été le cas l’année dernière lorsque des salariés de Google se sont opposés à un contrat en intelligence artificielle qu’entretenait leur employeur avec le Pentagone américain. À la suite de cette objection, le géant d’internet a abandonné son mandat avec le département de la Défense.

Malheureusement, Walmart continuera de vendre des armes à feu. Mais au moins, l'entreprise a retiré les jeux violents de ses tablettes...

 

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