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Autocross: l’appel de la piste trop fort pour Richard «Mad Max» Lacroix

Autocross: l’appel de la piste trop fort pour Richard «Mad Max» Lacroix
PHOTO MARTIN ALARIE

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MONTRÉAL - Onze années à la retraite n’ont pas éteint l’amour du hors-piste de Richard «Mad Max» Lacroix. Il a décidé de dépoussiérer son vieux bolide quand il a appris que l’autocross effectuait un grand retour au Stade olympique dans le cadre du Supercross de Montréal, le 14 septembre.

«J’ai pris cette décision à cause du retour au Stade. L’ambiance là-bas, c’est autre chose, a reconnu Lacroix, en entrevue avec l’Agence QMI. [...] J’avais plusieurs autres occupations et je pensais avoir fait le tour, que mon trip était terminé, mais sauter dans les airs en autocross me manquait». 

Reconnu pour son style spectaculaire, voire un peu téméraire, le pilote, maintenant âgé de 58 ans, s’est laissé séduire par un retour en piste pendant un événement au centre de motocross Xtown, à Mirabel. Il raconte avoir été incapable de dire non quand il a été approché par des représentants de la firme Gestev, organisatrice du Supercross. 

«Je m’ennuie de toutes ces sensations et de l’adrénaline, a-t-il affirmé. Conduire sur des pistes sans obstacle, ce n’est pas la même chose. Chaque fois que tu fais un saut, tu ne sais jamais comment tu vas atterrir. Le défi me manquait. Au Stade, tu as des bosses, des trous, et il n’y a pas de courbes identiques.» 

«En plus de te battre contre d’autres pilotes pour terminer devant, tu dois te battre pour rester en piste», a-t-il ajouté. 

 

Autocross: l’appel de la piste trop fort pour Richard «Mad Max» Lacroix
PHOTO MARTIN ALARIE

 

Passionné

Lacroix est un passionné de course depuis sa plus tendre enfance. 

«J’ai commencé en faisant du BMX et ensuite un peu de motocross, a-t-il raconté. Après, je suis tombé dans le hors-piste avec des courses de camions et de [véhicules tout terrain de type] dune buggy.» 

«Ensuite, j’ai fait une course avec des gars d’autocross lorsque j’étais au volant d’un dune buggy. J’ai fini troisième et j’avais la piqûre», a-t-il ajouté. 

 

Autocross: l’appel de la piste trop fort pour Richard «Mad Max» Lacroix
PHOTO MARTIN ALARIE

 

Grosse frousse

Si Lacroix conserve d’excellents souvenirs de ses courses au Stade, il n’a pas vécu que de beaux moments à l’ancien domicile des Expos de Montréal. 

En agissant comme signaleur en 2018 dans le cadre du retour du Supercross dans la métropole québécoise, il a été happé par un coureur en motocross pendant une séance d’entraînement. 

«J’ai subi une déchirure au rein gauche, a raconté le résident de Saint-Colomban. J’ai dû passer cinq jours aux soins intensifs. Sans le personnel au Stade, je ne serais pas en vie aujourd’hui. L’ambulancier a insisté pour m’amener à l’hôpital et, une fois sur place, j’ai eu un malaise. J’avais une hémorragie interne et j’avais perdu 1,5 litre de sang.» 

Lacroix a aussi été victime de son lot de blessures en autocross, comme des commotions cérébrales, des blessures au dos, des coupures et une fracture de la clavicule. Cela ne l’a toutefois jamais ralenti. 

«Chaque fois, j’ai le goût de remonter dans mon bolide, a-t-il lancé. C’est comme pour les gars de rodéo qui montent des taureaux. On aime les défis.»