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Stratégie navale: un concurrent imprévu pour la Davie

Au moins un autre joueur désire soumissionner pour la Stratégie nationale de construction navale

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Photo d’archives La Davie travaille actuellement sur la conversion de trois brise-glaces pour Ottawa.

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Chantier Davie ne sera visiblement pas le seul dans la course pour devenir le troisième chantier maritime canadien pouvant soumissionner dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Un partenariat avec Ottawa qui devrait rapporter des milliards de dollars à l’entreprise sélectionnée.

Au cours des derniers jours, le fédéral a accepté de repousser de sept jours la date de fermeture de l’invitation pour soumissionner à la demande d’une organisation. Cette dernière espérait toutefois une prolongation de 15 jours, peut-on lire dans des documents fournis par le gouvernement qui refuse de donner plus d’information. 

Les chantiers maritimes intéressés ont maintenant jusqu’au 26 août pour manifester leur intérêt. Actuellement, Seaspan de Vancouver et Irving d’Halifax sont les entreprises impliquées dans le cadre de la stratégie navale. 

Selon nos informations, la demande ne proviendrait pas de la compagnie de Lévis. Selon différentes sources, il pourrait s’agir du chantier Heddle Shipyards. Mercredi, il n’a pas été possible de joindre la haute direction en Ontario pour confirmer son intérêt. 

Au début du mois d’août, Ottawa avait mentionné que le troisième chantier naval sélectionné allait construire six nouveaux brise-glaces pour la Garde côtière. 

Au printemps dernier, le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, soulignait que Davie était «bien positionné» pour devenir ce troisième partenaire d’affaires. 

«C’est une nouvelle que nous attendons depuis des années» qui permettra de corriger une «erreur du passé», avait-il dit. 

 De la «poudre aux yeux»

 Du côté de la CSN, le syndicat qui représente les travailleurs chez Davie, on craint que les annonces des derniers mois ne soient que de la « poudre aux yeux ». 

«C’est écœurant, cela n’a pas de bon sens. Il avait quatre ans pour corriger une erreur historique et là, il décide de le faire la veille d’une campagne électorale. Alors que les jours et les heures sont comptés, nous acceptons de prolonger les délais. Je crains que Davie n’ait jamais ces contrats. Le gouvernement rit des travailleurs», note la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. 

La direction chez Davie n’a pas voulu émettre de commentaires afin de ne pas nuire au processus en cours. Récemment, elle affirmait que cette entente pourrait assurer du travail au chantier durant une vingtaine d’années et le nombre de travailleurs pourrait de nouveau dépasser la marque des 1000 personnes. 

Davie travaille actuellement sur la conversion de trois brise-glaces pour Ottawa, un contrat de 610 millions $. 

Un contrat convoité et espéré  

  • Davie souhaite devenir le troisième chantier maritime canadien pouvant soumissionner dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. 
  • L’entreprise sélectionnée obtiendra la construction de six nouveaux brise-glaces pour la Garde côtière. L’ensemble des contrats pourrait être de plusieurs milliards de dollars. 
  • Davie s’assurerait d’avoir du travail pour une vingtaine d’années
  • Le nombre de travailleurs pourrait de nouveau dépasser la marque des 1000 personnes
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